13/05/2011

Volatilité

 

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Et, en tout, apercevoir la fin. La phrase n'est pas de l'homme, c'est le titre d'un article sur Michel Houellebecq. Et elle a saisi l'homme à la gorge, depuis qu'elle traduit exactement ce qui, depuis toujours, hante l'homme. En amour, en carrière, en bonheur, en réussite, en tout donc, l'homme, toujours, aperçoit la fin. Alors, ça jette une ombre évidemment. L'euphorie, l'insouciance, la légèreté, il ne connaît pas vraiment. Ou alors très sporadiquement. Et jamais pendant longtemps. Attention, ça ne veut pas dire qu'il se ballade full-time avec une tronche jusque par terre, qu'il est constamment ténébreux ou atteint de morosité chronique. Pas du tout. Au contraire, il aime le rire. Mais il en connaît aussi les limites. Et si, en société, il paraît souvent enjoué, à l'intérieur, il sait que c'est joué. Que ce n'est qu'une tâche de lumière, dont il ne perd jamais de vue les contours, ni la noirceur au-delà. Mais faut dire aussi que cette conscience perpétuelle de la finitude de toutes choses possède également un bon côté. Elle adoucit les déconvenues, prévient les regrets, apaise les échecs. Non non, si l'homme devait un jour écrire un bouquin, il l'intitulerait sûrement "La pesanteur de la volatilité", ou un truc du genre.

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