09/05/2011

Fête

 

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C'est pas parce que c'est la fête des mères que toutes les mamans sont forcément à la fête, hein. L'homme parle ici des anciennes et donc des vraies mamans, et des nouvelles et donc fausses mamans - qui dans bien des cas connaissent les deux rôles - des enfants de couples désertés et repeuplés avec des étrangers. C'est que les enfants, petits, ados ou adultes, ne connaissent du naufrage des parents que ce qu'ils en savent, que ce qu'on leur en a dit et, bien souvent, que ce qu'on leur a menti. Et en plus, la vérité d'un couple est tellement nuancée, fine, fragile, qu'à part les protagonistes eux-mêmes, personne en fait n'est à même d'en comprendre toute la complexité. Alors les enfants, chez qui tout est toujours simple, blanc ou noir, qui sont influençables et manipulables à volonté, et surtout à mauvaise volonté, qui ont une tendance naturelle à émettre des jugements non seulement sans fondements mais surtout sans pardon et sans appel, ce qui ne rend la sentence que plus douloureuse, ben, les enfants peuvent avoir des mots qui font mal. Même sans le savoir, même sans le vouloir. Avec cette injustice supplémentaire qu'il est impossible de leur répondre sans remuer une nouvelle fois la fange de ses défaites, qu'on aimerait tant laisser derrière soi, sans ouvrir à nouveau la cicatrice de ses blessures, qu'on aimerait tant refermer pour toujours. Et que même si on leur répond, encore tout ne sera pas dit.  

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