21/04/2011

Fusion

 

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Niveau relationnel, l'homme est beaucoup trop fusionnel. Tellement à la recherche d'être avec l'autre à la fois deux et un, tellement en quête d'unicité, tellement avide de complicité indissociable, que parfois il oublie que, quoi qu'on fasse, quoi qu'on ressente, quoi qu'on s'unisse, on reste toujours, quelque part, tout seul. On peut avoir l'autre dans la peau tant qu'on veux, dans notre peau, en fin de compte, il ne restera toujours que nous. Et personne d'autre. Faut pas qu'il perde ça de vue, l'homme. Pas qu'il se perde trop dans le romantique, dans l'utopique, dans le chimèrique, le gars. Dans ces idéaux à la con qu'il a poursuivis tant de fois et jamais atrappés. Dans ces rêves qui, eux, ont tous fini par le ratrapper, pour le laisser sur place, loin derrière, à se demander, encore tout hébété et hagard, non mais, qu'est-ce qu'il m'arrive, là... Maintenant, ce n'est pas parce que rien n'est indissoluble, qu'il faut pour autant tomber dans le dissolu, hein. Mais tout de même, tout de même, garder les pieds en face des trous, les yeux sur la tête et les épaules bien sur terre, c'est un minimum. Surtout quand y a risque de tomber amoureux. 

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