20/01/2011

Semaine

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Cette semaine l'homme a complètement été bouffé par son boulot. A passé ses journées de réunions en groupes de travail, de comités de pilotage en séances d'information. A passé son temps à lire 25.000 messages à la con, à répondre à 35.000 coups de téléphones à la noix, à résoudre 10.000 problèmes de mes deux. Un tsunami d'infos lui a déboulé dessus. L'a emporté, balayé, noyé. En passe de perdre le contrôle sur son business, le gars. Et ça, il n'aime pas. Le fait un rien stresser. Palpiter du coeur. Mal dormir de la nuit. Aaah bien sûr, y a aussi eu quelques bons moments, style réceptions de Nouvel An et autres festivités festives. Quoi que, quoi que... là aussi c'est pas forcément la joie. Car même sans bosser à l'armée, encore tu tombes sur une armée. Une armée de généraux en plus. Des légions de secrétaires généraux, des bataillons de directeurs généraux, des pelotons d'inspecteurs généraux, des défilés d'administrateurs généraux, et quand y en a plus, y en a encore, des généraux. Et si c'est vrai qu'on bouffe et qu'on boit gratos, ben, faut pas croire pour autant que c'est bon marché, hein. Au contraire. Le mois de janvier vous coûte la peau des fesses. Pourquoi ? Ben, c'est simple. D'abord tout se passe toujours autour et aux alentours de mange-debout et donc, fatalement, tout le monde est debout à s'envoyer plein de petits gobelets, de petites cuillères et de petites assiettes, avec plein de petites choses froides et chaudes plus ou moins insaisissables dedans et dessus, avec dans les pattes plein de petites serviettes et entre les deux derniers doigts encore libres ce foutu verre de l'amitié qu'on vient de lever pour la cinquantième fois à la santé d'un micheton qu'on ne connaît pas, qui ne vous connaît pas et que personne n'a envie de connaître. Ensuite, comme l'endroit est bourré et qu'après les discours les trois-quarts des barjots présents le sont aussi, ben, inévitablement ça finit par se bousculer. Résultat, ça gicle, tombe et vole de partout. Et c'est la cravetouze qui en prend plein la mayonnaise, et c'est la chemise qui en ramasse plein le foie gras, et c'est la veste qui vous chope le saumon fumé et c'est le falzard qui se trempe au gros rouge. Non non, une fortune que ça vous coûte, ces conneries, niveau nettoyage à sec. Conclusion, le cerveau en surchauffe et les fringues ravagées, ça n'a pas vraiment été la semaine de l'homme, cette semaine.   

21:03 | Commentaires (4) |

Commentaires

Je me sens aux antipodes de ce monde là...
c'est un vrai luxe, la liberté.

Écrit par : isa | 20/01/2011

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La liberté, la liberté... c'est pas vraiment la liberté, hein, je précise... L'homme a aussi un boss, des deadlines et un agenda à respecter... Alors, même s'il écrit en mode léger, sa vie, ben, elle n'est pas nécessairement aussi légère que ça... Allez, Isa, passe un super weekend, là-bas, à la mer... Aaaah la mer, ça c'est la vraie liberté...

Écrit par : Un homme à Isa | 21/01/2011

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Luc, c'est de ma propre liberté dont je te parlais...;=)

Merci pour à toi pour ta pensée sur le bord de mer...
je t'embrasse :=)

Écrit par : isa à un homme | 21/01/2011

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Ah mon dieu ... comme j'ai rigole. Un veritable film, j'avais les images sous les yeux.
Belle description, bien pointue. Tres tres drole. D'ailleurs je vais le relire tiens ...
Merci l'Homme et bon week end

Écrit par : sugoisugoi | 21/01/2011

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