29/11/2010

Ortarhgophe

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Z'êtes nul en orthographe ? Je sais je sais, la question est tout à fait réthorique, mais tout de même... Et donc l'homme a une excellente nouvelle pour vous. En effet, une édute alngiase a dénmotré que l'odre des lerttes des mtos n'aviat acnuue ipmtronace du mmoent que la pmrieère et la diernère letrte retsent à luer pcale. Et la risaon est tuote spmile, c'est prace que ntore ceevrau lit les mtos dnas luer titlaoté et non pas lertte par letrte. Pas une bonne nouvelle, ça ? Allez, la prochaine fois qu'on vous fera une remarque sur votre orthographe, vous saurez quoi répondre. Et en plus z'aurez l'air intelligent. Ce qui est déjà pas mal et vous changera de l'ordinaire. Alors qu'est-ce qu'on dit au monsieur ? Merci monsieur L'Homme. Ah bon !

11:03 | Commentaires (0) |

27/11/2010

Bonheur

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Une petite frangine confiait dernièrement à l'homme que son mec faisait tout pour elle, lui achetait des fleurs, l'emmenait au resto, en weekend, en voyage, jouait de la serpillière et de l'aspirateur et tout et tout, bref qu'elle avait tout pour être heureuse, et qu'en fait elle l'avait été, jusqu'au jour où elle a rencontré quelqu'un d'autre. Comme ça, par hasard. Et que, d'un coup, elle en était tombée éperduement amoureuse. Mais attention hein, pas seulement amoureuse genre amourette, passade ou autre truc volatile et passager, non non, puisque ça durait maintenant depuis plusieurs années sans que ses sentiments ne s'affaiblissent le moins du monde. Et la frangine de culpabiliser. Aaaah évidemment, si elle avait eu un mec impossible, courreur, joueur, ripoux, jaloux, chiant, tyran, négatif, poussif ou repoussant, c'eût été beaucoup plus simple pour elle. Au moins elle aurait eu une excuse, une raison, un motif. C'eût été beaucoup plus confortable. Mais voila, pas de bol, le mec est irréprochable ! Alors on peut se poser la question : et si, par malheur, le bonheur était... ennuyeux ? Au point qu'on finisse à la longue, au final, à terme, par ne plus le voir, par ne plus le vivre. Si c'était ça qui, un moment donné, rendait le coeur plus réceptif, plus perméable, plus vulnérable. L'ennui plus fort que le bonheur. Qu'il finit par massacrer. Horrible pensée.

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25/11/2010

Pression

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Sais pas ce qu'il a, l'homme, mais pour l'instant il est comme allérgique à toute forme de pression. Supporte pas qu'on attende quelque chose de lui. N'importe quelle chose. Que ce soit niveau famille, copains, boulot ou au niveau du relationnel, de l'émotionnel ou même du moltonel, pour le moment, faut pas attendre de lui qu'il réponde encore aux attentes. Car c'est ça qui fout tout le monde en l'air, la pression des attentes. Tu mets un mec avec un autre mec, une nana avec une autre nana, une frangine avec un micheton, un boss avec son employé, un parent avec son gosse, un toubib avec son malade ou un boucher avec son client, chacun attend quelque chose de l'autre. Le boucher, que son client soit satisfait et le client que son boucher lui file un bon steak. Le toubib, que son malade guérisse et le malade que son toubib le ressuscite. Le boss, que son employé bosse bien et l'employé que son boss l'apprécie. Etc etc etc. Et donc les attentes, ben, c'est inévitable, automatique, naturel. Et ça, c'est franchement tragique. Because bonjour les déconvenues, les désillusions et les déceptions. Alors l'homme, dans une ultime tentative d'émancipation, a décidé que désormais, la seule forme de pression qu'il tolèrera encore sera celle de la bière... la bière pression évidemment. Mmmmmwwwouaaaah ahahahah... Je sais pas vous, mais moi, ça me fait marrer... M'escuse, hein.

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23/11/2010

Mécanique

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Avant, l'homme bossait toute une journée à fond les manettes et, le soir venu, il était encore tout rose et tout frais, prêt à la limite à recommencer, comme s'il venait à peine de se lever. Ou il sortait jusqu'aux aurores pour, quelques heures après, retrouver son bureau comme s'il avait été dormir juste après le film à la télé. Fou ça, non ? Aujourd'hui, ben, y a comme une différence. Il rentre complètement laminé du turbin. N'a même plus le courage de se les casser pour faire la popote. Ni même l'envie de faire une papote. Sans énergie, qu'il tombe, le gars. N'avance plus. Ne récupère plus. Se fait vieux. Et quand en plus y a son zizigouillard qui prend du retard à l'allumage, qui dit salut bonsoir, qui dit siesta oui fiesta non, l'anéantissement est total. Là, l'homme se dit même plus qu'il se fait vieux. Là il se dit qu'il est vieux. Et l'usine à nuages noirs se met à tourner. Alors, comment on arrête la mécanique du cafard ? Ben, chez l'homme c'est simple, faut surtout rien faire. Lui foutre la paix. Surtout pas lui dire que c'est pas grave, que c'est normal, que tout va bien, qu'il n'a pas à se plaindre, que demain ça ira mieux, que c'est l'hiver, le manque de lumière, la chute des feuilles ou des conneries de la même eau. Quand il est comme ça, il est un peu comme une bombe, l'homme. Faut pas le toucher, pas le bouger, pas le secouer. Faut le laisser là où il est. Pendant un temps. Le temps qu'il lui faut pour se reconcilier avec le temps.         

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22/11/2010

Contraste

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Aujourd'hui l'homme a bossé comme un chef. Estraordinairement productif, qu'il a été. Esseptionnellement efficace, qu'il s'est montré. Sensationnellement créactif. Aaah, il aurait facilement pu écrire actif et créatif, hein, mais vu l'heure et la fatigue, il a opté pour "créactif", un de ses néologismes elliptiques dont il a le secret et que lui envient plein d'envieux qui ont envie d'écrire mais qui savent pas. Voir aussi "mélanchronique" (= mélancolique chronique). Bon. Un peu de sérieux à présent. Because, faut pas se méprendre hein. C'est pas parce qu'il scribouille en mode badin, qu'il se sent léger comme du Badoit. Au contraire. C'est pour tenter d'endiguer cette lézarde sous-cutanée qui, en cette tombée du jour, lui fissure le ventre. Un sentiment d'inutilité. Bon d'accord, il a réglé plein de dossiers, de problèmes et de bazars en tout genre, mais qu'est-ce que ça change, hein ? Fondamentalement ? Au niveau de sa vie. De son futur. Ben rien, absolument rien. Si ce n'est que c'est encore un jour en moins de son existence. Un jour où il aurait pu avoir une idée géniale. Un truc qui aurait bouleversé sa vie. Lui aurait fait prendre une toute autre direction. Aurait ouvert une toute nouvelle perspective. Une nouvelle ère. Et ben non. Rien de tout ça. Le génie, ce sera pour demain. Aujourd'hui, on ferme.  

17:40 | Commentaires (1) |

20/11/2010

Vitesse

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Le problème - enfin, un des problèmes - c'est que les hommes et les femmes vieillissent de manière différente. Le couple, à un certain moment, une fois les enfants envolés du nid, une fois atteint un certain stade de sécurité et de confort financier, une fois acquise une certaine liberté, a comme une tendance à tourner à des vitesses différentes. Il apparaît que les femmes et les hommes, à un âge où ils disposent enfin du temps et des moyens qui leur faisaient défaut auparavant, ben, y réagissent de façon tout à fait opposée. Les frangines, libérées du triumvirat marmaille-boulot-aspirateur, veulent passer à la vitesse supérieure et sortir des murs. Et je pars en voyage, et je m'inscris à un cours de peinture, et je prends un abonnement au théâtre. Les mecs par contre, libérés de leur triumvirat carrièriste agenda-réunions-objectifs, veulent passer à la vitesse inférieure et se poser, relax et coolos, de préférence à l'intérieur des murs. Une combinaison particulièrement destructrice. A tel point qu'il y a toujours plus de divorces dans les tranches d'âges au-dessus de 50 ans. Et donc c'est précisément au moment où les conditions sont les meilleures pour la consolidation et l'épanouissement de la relation, que celle-ci risque le plus d'exploser. Aaah décidément, dans la vie, on a jamais la paix.

14:38 | Commentaires (1) |

18/11/2010

Méditation

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S'arrêter 

Respirer 

Lâcher prise

Ne rien faire

Ne rien chercher

Ne rien attendre

Laisser venir ce qui vient

Ne s'accrocher à rien

Ne rien repousser

Ne pas essayer de savoir

De comprendre 

Être présent mais passif

Ce qui est, est

Ce qu'on pense, on pense

Et laisser glisser les pensées

Comme les nuages dans le ciel 

S'ouvrir l'esprit

Se créer un espace intérieur

Où tout a sa place

Et où rien ne prend toute la place

 

Et être...

Tout simplement... être...

 

L'esprit silencieux

Sans voix

Sans mots

Blanc... 

... l'homme médite.

15:53 | Commentaires (1) |