14/10/2010

Pissed off

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Alors ce soir, l'homme écrit à chaud. A passé toute une journée en séminaire. Sur le management. Management situationnel, management supportif, management directif, objectifs SMART, approche STAR, génération y, évaluation et autre blabla à la con. Dont coût : un consultant qui bouge pas à moins de 1.000 € par jour, plus un bon 2.000 € à la poubelle because un jour de boulot perdu par les participants participatifs qui participaient au machin. Avec parmi eux, comme d'habitude, les ahuris habituels, style jeunots qui croient encore toujours que leur promotion dépendra de leurs compétences, de leurs performances, de leurs prestations, de leurs connaissances et autres mirages du même genre, alors qu'en fait elle ne dépend que des copains plus hauts, des services qu'on leur a rendus, des trucs tordus dont on les a sortis, de l'info sur eux qu'ils savent qu'on a et qu'ils espèrent qu'on taira, du bord qu'on a choisi et qui, avec un peu de chance, est le bon. Et ça, ça le pompe, l'homme. Tant de naïveté qu'elle confine à la débilité. Tant d'assurance qu'elle suscite l'apitoiement. En fait, les seuls moments intéressants étaient les pauses. Quand, entre vieux renards, on a échangé les dernières news. Qui ambitionnait quoi. Avait des chances de. Manoeuvrait pour. Enfin soit, à 17h30 l'homme était complètement pissed off. Quoi ? Non, pissed off c'est pas une marque de vodka, ça c'est Eristoff, Smirnoff ou Kalashnikoff. Ras la patate, que ça veut dire. Et en plus, sa journée n'était pas finie. Devait encore se farcir le Delhaize. Et là, pas mieux. Des rayons où il y avait plein de trucs que l'homme ne cherchait pas et plein de trucs qu'il n'y avait pas et que l'homme cherchait. Résultat, pissed off deux fois, le mec. Au carré. Et ce soir, Jade a invité chez elle sa meilleure copine pour une méga papote entre nanas. Girls only. Ce qui, d'un côté, arrange l'homme. Pas vraiment d'humeur à faire le beau, le mec. Mais d'un autre côté, ne l'arrange pas. Pissed off d'accord, mais sur ce coup, un peu de tendresse l'aurait tout de même aidé.    

21:44 | Commentaires (1) |

Commentaires

Eh oui c'est un des privilège de l'âge de percevoir la vanité de la plupart des activités humaines... malheureusement faut faire semblant qu'on y croit jusqu'au bout c'est à dire jusqu'à l'âge de la retraite... sinon on se fait jeter, surtout quand on est dans la pub', la com', le B2B et toutes ces choses charmantes qui nous font suer, mais merde zut c'est ça qu'on s'était choisi comme métier bon sang! Si on avait su! Enfin si j'avais su, j'aurais fait garde forestier, moi. Voilà ce que j'en dis.

Écrit par : Marie G | 16/10/2010

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