11/09/2010

Dés (bis)

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L'homme se souvient d'un bouquin en anglais qu'il a lu quand il était encore jeune et beau, et qui s'appelait "The dice man". En italien, "L'homme aux dés". En bref, c'est l'histoire d'un psychiâtre qui laisse les dés décider à sa place. Exemple. Si le dé s'arrête sur un chiffre pair, je tourne à droite, sinon je vire à gauche. Bon, d'accord, l'exemple est un peu débile. Mais on peut corser les choses. Exemple bis. Si le dé tombe, disons sur le cinq (une chance sur six), je colle une baffe au premier venu. Aaah là, c'est déjà plus comique ça, hein. Ou je braque le Delhaize du coin. Ou je viole ma voisine. Ou je saute du dixième. Avouez qu'y a du potentiel là-dedans, hein. Et à l'époque, c'est vrai, ça l'avait fasciné, l'homme. Illustrait un peu cette impression qu'il avait - et a toujours d'ailleurs - que la vie, quelque part, n'est qu'un jeu. Un jeu de dupe, un jeu de massacre, un jeu de cache-cache, un jeu de passe-passe, un jeu de hasard, un jeu de société, un double jeu, bref, tout ce qu'on veut, mais un jeu. Et que dès lors, rien n'a vraiment d'importance. De là à dire, comme Gainsbourg, que de tout il n'en a rien à cirer, y a qu'un pas. Que d'ailleurs l'homme franchit en sifflant. 

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