30/08/2010

Beauté

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Si l'homme n'a rien écrit ce weekend c'est because il était crevé. Surtout hier, quand Jade et lui se sont tapés deux heures de route pour aller à Maasmechelen Village. Quelque part dans le bled Limbourgeois, un village où y a que des boutiques et aucune maison. Une seule rue avec tout des magasins style outlet. Et donc l'homme, dans le sillage de Jade, s'est farci dans l'ordre Hilfiger, Chine, Mexx, Essentiel, Scapa, Olivier Strelli, Versace, Hugo Boss, Marlies Dekkers. Et ensuite, dans le désordre, River Woods, Thierry Mugler, Diesel, Escada, Façonnable, Liu Jo, Mer du Nord. Et enfin, pour clôturer, G-Star Raw, Kipling, Benetton, Nike et Café Coton. Bref, la totale. D'ailleurs c'est simple Jade a carbonisé sa Visa et l'homme presque allumé son Amex. Jusque-là, l'anecdotique. Maintenant le philosophique. Because l'homme ne serait pas l'homme s'il s'était pas mis à réfléchir sur des tas de bazars. Entre autre sur le fait que toutes ces belles choses et tous ses beaux trucs dans les vitrines et les rayons, même à des prix outlet, ben, ça coûte encore la peau des fesses. Pas demander si on doit douiller le prix plein, hein. Non non, c'est clair, la beauté, ça se paie. Et donc, partant de la banalité des chiffons modes pour atteindre l'élévation des valeurs éthiques, il s'est dit que ça, justement, c'était tout à fait injuste. Et même immoral. Car la beauté devrait être un droit. Un droit universel. Tout le monde a droit à la beauté, point barre. Non ? Et donc elle devrait tout simplement être mise à la portée de chacun et non plus rester l'apanage de ceux qui ont du pognon. Aaah ça, ça vous en bouche un coin, hein, ce côté révolutionnaire, voire égalitaire, de l'homme. Eh oui, il aime de temps en temps, comme ça, jouer son petit Proudhon, sa petite révolution d'octobre, son petit Ché Guevarra. Pas qu'il soit socialiste, trotskyste, communiste, marxiste, léniniste, ni même alpiniste, et encore moins chauffagiste, mais "la beauté pour tous", ça lui paraît quand même pas con, hein, comme slogan.    

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27/08/2010

Super...

C'est fou, ça... Un simple clic et vous tombez dans le génial...
 
 
 

 

09:27 | Commentaires (1) |

25/08/2010

Homme²

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Un homme c'est pas un surhomme, un homme+ ou un homme². Un homme n'est qu'un homme. C'est que les nanas faut les faire rêver, les faire planer, les faire rire, les faire danser, leur faire plaisir, leur faire des câlins, leur faire l'amour, bref leur faire plein de choses. Beaucoup de choses. Parfois trop de choses. Avec moins, elles sont pas d'accord, s'ennuient, se  déssechent, se fânent et au final papillonnent ailleurs à la recherche de nouveaux papillons pour leur coeur. Alors, ça les inquiète, les hommes. Attrapent peur de pas être à la hauteur. Ou pas toujours à la hauteur. Quand on est seul, pas de stress, personne n'attend quoi que ce soit de qui que ce soit. A deux par contre, faut répondre aux attentes de l'autre. Et ça, ça met la pression. Et plus on aime et plus cette pression augmente. Paradoxal, mais logique. C'est ça qui rend les hommes anxieux. Les mecs, c'est pas des dieux. Surtout quand ils deviennent vieux.

18:18 | Commentaires (2) |

24/08/2010

Mardi

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Alors l'homme prévient. Ce soir, faudra pas s'attendre à de grandes envolées philosophiques, lyriques ou comiques. Ni à des machins hautement spirituels, intellectuels ou existenciels. En z'effet, l'homme a eu une de ces journées, je vous dis pas. Réunions, rendez-vous et discussions. E-mail, voicemail et de quoi je me mail. Attachements, annexes et pièces jointes. A ouvrir, sauvegarder, imprimer, supprimer. Et comme si ça suffisait pas, plein de pas contents, de mécontents et de cons tout court. Bref, la totale. Et d'ailleurs, z'avez du bol qu'en ce moment même Jade rend une petite visite à ses parents (pas beau, ça ? Aaah bon ! Prenez-en de la graine, non mais !) car sinon l'homme serait pas en train de tapoter ce machin à la noix, en ce mardi et à cette heure. Jade qui a d'ailleurs eu hier soir une de ces réactions dont les nanas ont l'exclusivité. Esplication : en semaine, et pour des raisons purement pratiques, Jade et l'homme dorment chacun dans leur appart. Et donc hier soir, y a l'homme qui lui dit, comme ça, vers les 22h30, qu'il est crevé et qu'il se barre pour aller roupiller. Plus banal que ça, t'es mort. Et pourtant... pourtant... directement cette réaction de Jade : quoi ? tu en as déjà assez de moi ou quoi ? Avec, pour le même prix, un sous-entendu genre : quoi ? tu m'aimes plus ou quoi ? Aaah classique ça. Un mec dit un truc tout bête et directement la nana embraye sur le questionnement romantico-romantique. Se pose des questions. Remet tout en question. Doit être gravé au burin dans leurs gènes, ce genre d'élucubration. Non non, les femmes, c'est comme les enfants, c'est un full-time job. Faut toujours s'en occuper. Etre là. Pas les laisser seules. Sinon bonjour les dégâts. Mmmmwwwwoouuuaaaah ahahahaha, sur ce coup, l'homme se marre : va pas se faire que des amis, hein les filles ?

19:38 | Commentaires (2) |

22/08/2010

Pensée

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L'homme regardait l'autre soir, d'un oeil morve, un de ces films catastrophes qui pullulent sur les télés en été quand personne ne regarde la télé parce que c'est l'été. Dans le genre d'un avion pris dans un orage avec plein d'éclairs et un qui fout le feu à un des moteurs et que dans le cockpit envahi par la fumée le commandant tire sur les commandes qu'il ne commande plus parce qu'elles sont foutues, tout comme les instruments qui disent qu'y a plus de jus dans les câbles et plus de kérozène dans les réservoirs, et aussi que le nord est au sud et que l'altitude n'est plus assez haute, et qu'il attrape une crise cardiaque, qui fait qu'une hôtesse de l'air doir tenir le zinc en l'air, pendant que dans la cabine les passagers crient tous fort et prient tout bas, et qu'y a un terroriste dans les chiottes avec un bâton de dynamite planqué dans son callebard, et que tout à coup tout craque et qu'y a un grand trou dans le fuselage qui fait que tout le monde vole dehors en criant aaaaaah. Toute cette intro pour dire que l'homme se demandait à qui ou à quoi irait sa dernière pensée s'il n'avait plus qu'une seconde à vivre. A une femme qu'il a aimé? A un de ses enfants? A sa soeur? A son père? A sa mère? A rien du tout ou uniquement à lui-même et à ce qui est sur le point de lui arriver? Ou au contraire, pas encore mort mais déjà avec un pied dans l'éternité, et dans un flash holistique, en une fois à tout à la fois? Fascinant ça, que ce soit dans un crash ou sur son dernier lit, le mystère de la dernière pensée, le secret de la dernière image, là, dans sa tête, que tout le monde emporte à jamais avec soi.    

11:11 | Commentaires (2) |

20/08/2010

Etude

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Alors l'homme lisait l'autre jour que d'après une étude américaine, sociologique et scientifique et tout, les hommes qui gagnent moins que leur femme se tapent plus souvent une maîtresse que les autres. Because, toujours d'après les amerloques, ils se sentiraient menacés dans leur mâlitude et donc pour se rassurer, pour compenser et remettre quelque part les pendules à l'heure, voire se revancher, ben ils s'enverraient plus facilement une petite frangine en extra. Possible. Mais alors des mecs qui gagnent moins que leur régulière, ben, doit y en avoir des masses, hein, pour peu que l'homme regarde autour lui. Et l'homme dirait même plus, du fait que le pouvoir, et donc le pognon, érotise, les gars pleins aux as, ben, eux-aussi auraient plutôt tendance à chipoter vite fait sous des jupes défendues, surtout si en plus elles sont avides et demanderesses. Alors, ça fait quant même beaucoup de monde, hein, côté mecs, à avoir un deuxième bureau. Ceci dit, l'homme va tout de même discrètement demander à Jade, comme ça, en passant, combien elle empile, comme ça, grosso modo, chaque mois, avec son job de manager machin bazar. Attention, pas par curiosité, hein. Non non, juste pour savoir. Question d'être prêt pour le meilleur et préparé pour le pire.  

14:16 | Commentaires (2) |

18/08/2010

Koï

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Fin des festivités, Jade et l'homme sont passés du mode vacances en mode boulot. Et donc, because c'est plus pratique, c'est plus facile, c'est plus simple et autres raisons de mes deux, ils ne dorment plus ensemble. Les horaires de Jade ne sont pas ceux de l'homme. Le rythme de Jade n'est pas celui de l'homme. Et le drive de Jade n'est pas celui de l'homme non plus. Résultat des courses, et de commun accord, voire même par consentement mutuel et à l'unanimité des voix, l'homme retrouve chaque nuit son appart et son pieu, comme avant. Il est vrai que leur couple s'est solidement consolidé ce dernier mois, pendant lequel ils ont pratiquement vécu ensemble, mais tout de même, tout de même, l'homme sent monter comme une nervosité. Et les mêmes causes ayant les mêmes effets, faudrait pas des masses non plus pour que ses démons familiers - les années qui passent, le passé, le futur, l'incertitude, les bobos, la déglingue - qui, ces derniers temps, s'étaient assoupis, ne se remettent à s'agiter en lui. Et pas des masses pour que l'homme qui, tous ces jours et toutes ces nuits, nageait magnifiquement comme un koï dans les eaux chaudes et parfumées de Jade, ne se retrouve la nuit venue avec un sentiment style baleine solitaire échouée sur le sec de l'une ou l'autre plage à la con. Bien sûr ils se voient encore chaque soir, mais faire l'amour et se quitter, c'est pas du tout la même chose que de faire l'amour et se réveiller ensemble le lendemain matin. Alors maintenant, à tort ou à raison, il ne peut s'empêcher de ressentir cette séparation comme un pas en arrière. Comme si leur relation avait atteint trop vite son sommet et descendait déjà la pente. Pas que ce soit vraiment le cas, mais ça suscite un peu cette réflexion là. Et cette peur là, aussi. Ceci dit, on va pas en faire une macédoine, hein. Ils changent et évoluent tellement vite et de façon tellement imprévisible qu'il faut leur donner le temps aussi de se stabiliser et de trouver leur équilibre. Librement et sans forcer.

15:23 | Commentaires (3) |