30/06/2010

Occupée

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Alors, au programme de Jade cette semaine : lundi soir, elle était au yoga, mardi aux aurores départ pour Paris et retour au bercail tard dans la soirée, mercredi soir, aujourd'hui donc, un petit coup de cinoche, jeudi soir elle a un truc dans un hôtel because dans sa boîte à la con elle est non seulement marketing manager mais aussi event manager et vendredi soir elle a programmé une tite virée avec des copines. Et l'homme dans tout ça ? Rien à cirer qu'elle en a, la Jade. La Jade vit sa vie. Alors l'homme, ben, il est pas bon et pas heureux et pas content. Et lui a fait savoir. Clairement. Qu'il y avait pas marqué gigolo sur son front, hein, au gars. Ni loverboy. Ni roue de secours. Qu'il était pas le genre de mec à faire le beau quand on claque des doigts. Qu'il aimait pas être deuxième. Ni second. Ni lucky loser, le paumé à qui on file au final tout de même une wild card pour participer au tournoi des grands, comme ça, par la bande. Quand ça convient. Quand on a comme une envie. Et Jade, qu'est-ce qu'elle lui a répondu, à l'homme ? Que l'homme est comme tous les hommes, jamais content. Alors là... mmmmmwwwouaaahhh ahahahahah... l'homme se marre. Car pour jouer avec lui, elle est un rien trop légère, la gamine.      

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29/06/2010

Bousculé

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En est sorti un rien bousculé, l'homme, de son entretien avec sa psy. Sans vraiment le secouer, sans avoir l'air d'y toucher, mais par le seul fait de ses remarques, de ses observations et de ses questions, alors qu'il lui expliquait tous ces trucs et ces machins qui ne cessaient de lui tordre les boyaux, elle lui a montré à quel point il était, et surtout il s'était, emmuré, le mec. Comme s'il avait passé son temps à se bâtir des murs, bien hauts et bien épais, là, dans sa tête. Des tas de murs. Plein de murs. Et maintenant c'est comme si d'un coup, son vrai paysage intérieur s'était révélé à lui. Un dédale de remparts et d'enceintes. Tellement de défenses contre tellement d'ennemis tellement imaginaires, qu'il en est devenu prisonnier, le mec. Incarcéré dans ses propres parois, le gars. Et à présent, cette vision fugitive de ce qu'il est, de la manière dont, au fil du temps, il s'est construit, le laisse tout pantois et un rien pantelant. 

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27/06/2010

Méditation

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Jade est plutôt yoga, tantra, chakra. L'homme, lui, est plutôt cognitif, mindfulness, méditation de pleine conscience. Quoi ? Ben oui, l'homme fait dans la méditation. Aaah il n'en parle peut-être pas des masses, because méditer c'est un peu comme prier. C'est plutôt privé. Personnel. Intime. Alors naturellement la question se pose, comment peut-on être à la fois si tempêtueux, tourmenté et tordu à l'intérieur et tout de même arriver à méditer ? Ou, dans le sens inverse, comment un mec qui médite, ce qui a tout de même, quelque part, une aura de sagesse, de zen attitude, de paix intérieure, peut-il encore être aussi anxieux, inquiet, incertain ? Ben, pour répondre à ces questions, il faut d'abord se mettre d'accord sur ce qu'on entend par méditation. Alors, sur ce coup, c'est simple. Débarrassé de tout le fatras mystico-religieux, bâtons d'encens et autres divinités en plaqué or, méditer c'est tout simplement... être. C'est arriver à se réduire, le temps pendant lequel on médite, à être. Sans plus. C'est arriver à ne plus agir, à ne plus penser, puisque réfléchir est une forme d'action, et donc, en fin de compte, à aboutir à un silence de l'esprit, à un état spirituel où tout, dans sa tête, devient blanc. Où il n'y a plus de mots ni de voix. Et dans cet exercice, l'homme est assez bon. Le problème, c'est que si la méditation apporte incontestablement une césure, une coupure dans les pensées négatives qui vous assaillent, ses effets demeurent néanmoins limités dans le temps. La méditation, c'est un peu comme un valium ou un truc du genre, ça soulage pendant un moment, mais lorsque les effets se dissipent, on se retrouve pareil à soi-même, avec les mêmes démons. Ceci dit, méditer, l'homme recommande, c'est clair.     

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25/06/2010

Apocalypse

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Jade avait un dîner d'affaire hier soir. Une fois chez elle, elle a envoyé un SMS à l'homme, qui l'a retrouvée peu après, délicieusement sensuelle, parfumée, fondante genre beurre tiède. Et c'est là, précisément là, que la libido du gars a décidé de faire grève, de déposer l'outil. Et sans préavis en plus. Pouf, comme ça. Résultat chez l'homme : la Bérézina, Waterloo morne plaine et Trafalgar, les trois à la fois. Tout ça parce que Mister XL a voulu se rendre intéressant en persistant obstinément à rester Mister S. S comme small. Alors il lui a dit que ces onze années de différence, ben, elle devait quant même y réfléchir un coup. Elle a simplement soupiré "tu vas tout de même pas me faire un coup de cafard, hein, j'ai horreur des gens cafardeux". Ben ça, c'est pas de bol. Because les coups de cafard, c'est justement la spécialité de l'homme. Et donc l'homme, ce matin, s'est levé mal et pas bien. C'est vrai à la fin. C'est comme si à chaque fois qu'il commençait à être heureux, y avait comme un cavalier de l'apocalypse qui surgissait de nulle part pour venir tout saccager. Et comme en plus, ils sont quatre, les cavaliers de l'apocalypse, ben, il est pas encore sorti de l'auberge, le mec. Du coup aussi, ses hantises remettent le couvert. Vieillitude,  hébétude, décrépitude, finitude. Curieux de savoir comment sa psy va l'en sortir, la semaine prochaine.  

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23/06/2010

Précision

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Vu la vie sentimentale un rien mouvementée du mec dénommé l'homme, on pourrait croire, et certains le croient, que l'homme est un mec genre cavaleur, chasseur, womanizer, testotéronique débridé, coureur de jupon, de jupes et de mini-jupes, un du genre chez qui c'est le petit chose dans son Calvin Klein qui fait la loi. Et ben, c'est pas vrai. C'est un malentendu malheureux. Because l'homme n'est pas un homme à femmes, au pluriel, mais un homme à femme, au singulier. Il aime la femme, le concept femme, la créature femme. Tout comme il aime l'amour. Le sentiment, l'émotion, la sensation de l'amour. Et donc il n'est pas du type collectionneur. Il n'éprouve aucun besoin ni d'assurer à répétition pour se rassurer, ni de se confirmer chaque fois à nouveau, sans cesse, voire même continuellement de manière continue et sans retenue. Non, c'est même tout le contraire. La femme au singulier, il ne demande rien de plus. L'éternel féminin. La femme éternelle, celle qu'il peut aimer exclusivement et à qui il peut faire l'amour sans devoir se rhabiller pour rentrer chez lui.

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21/06/2010

Papillons

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L'homme rentre à l'instant. Il a passé tout le weekend avec Jade. Près de Jade. Chez Jade. Samedi ils ont fait les boutiques à fringues. Puis se sont tapés un petit resto. Et la nuit, il est resté dormir chez elle. Au matin, elle lui a fait un chocolat chaud avec du pain brioche, encore chaud aussi, because elle l'avait cuit elle-même avec une machine à faire du pain, où il faut mettre de la farine, du beurre et plein d'autres trucs et de machins pour faire du pain, et ensuite on pousse sur un bouton et deux heures après on a du pain. L'après-midi ils ont été en zhollande dans un méga magasin à meubles où elle a acheté deux armoires, une genre bibliothèque pour y ranger ses bouquins et une autre pour y exposer ses bibelots. Et maintenant, l'homme est chez lui. Et l'homme se sent étrangement bien. Il sait pas si c'est la psy, déjà, avec ses petites phrases tellement justes, ou si c'est Jade avec ses petits gestes tellement tendres, ou si c'est les deux, mais c'est comme si ce soir, une nuée de papillons venaient le caresser de leurs ailes, là, juste derrière le nombril.

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18/06/2010

Libérateur

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Hier l'homme a vu sa psy pour la première fois. Aaah ça fait classe, hein ça, "j'ai vu ma psy", "ma psy m'a dit que...", "d'après ma psy...". Mais bon, l'homme va arrêter because sur ce coup il risque à nouveau de se faire étriller et traiter de frimeur narcissique, nombrilique, égocentrique et autres trucs de la même eau par l'une ou l'autre de ces frangines genre furies qui rient pas. Bref, où en étions-nous dans cette histoire à la noix... ah oui, la psy. Alors la psy du mec est une grande blonde d'environ 35 ans, pas mal et tout. Et donc il lui a déballé sa vie et elle a écouté. N'est pas intervenue des masses, la nana. Par contre, ce qu'elle a dit était d'une justesse saisissante. Quoi ? Vous voulez un exemple ? Ben, elle a dit qu'il fallait pas confondre amour et dépendance. Aaah quand on y réfléchit, c'est vachement juste. Une dépendance, c'est négatif, restrictif, coercitif. C'est une forme de soumission. Alors que l'amour c'est tout le contraire. C'est un plus. Un enrichissement. Un épanouissement. Ou encore quand elle a dit qu'il fallait pas avoir un sentiment de culpabilité quand, dans les faits, on est coupable de rien. Aaah, drôlement libérateur, ça, non ? Au bout d'une heure, l'homme est rentré chez lui. Epuisé. Car il aura été jusqu'au fond de ses émotions et l'entretien aura été, par moment, particulièrement émotionnel. Mais ça valait la peine et ça lui a fait du bien, au gars. Alors ils se reverront à la fin du mois. Juste encore dire ceci. L'homme a l'air de se marrer, comme ça, mais s'il voit une psy c'est pas vraiment pour le fun, hein, c'est qu'il en a vraiment besoin. Là, y a pas photo.

16:35 | Commentaires (7) |