30/03/2010

Superbe

Aaah... suuuu-pèèèèèr-beeeeuuuh... Ecoutez-moi cette musique, écoutez-moi ces paroles...

Tout doucement
Envie de changer l'atmosphère, l'attitude
Tout doucement
Besoin d'amour pour remplacer l'habitude
Tout simplement
Arrêter les minutes supplémentaires
Qui font de ma vie un enfer
Je l'aime encore mais plus vraiment.
Tout doucement
Sortir de ses draps et de son cœur
Tout doucement
Sans faire de bruit pour pas qu'il pleure.
Tout simplement
Changer de peau oublier tous les amants
Fermer les yeux se sentir de nouveau autrement

Tout simplement
Fermer pour cause de sentiments différents
Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
Dans son cœur dans sa tête
Si encore il m'attend ....
Tout simplement
Fermé pour cause de sentiments différents
Tout simplement fermé pour cause d'inventaire
Dans mon cœur dans ma tête
Changer tout vraiment.

Curieusement les aiguilles tournent
Mais ce ne sont pas celles du temps qui passe
Presque en silence quand on débute en scène
C'est pas vraiment la solitude mais c'est la certitude
D'un sentiment indépendant de son attitude

Oh ! Tout simplement
Fermé pour cause de sentiments différents
Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
Dans son cœur dans sa tête
Changer tout vraiment.
Si encore il m'attend...

Tout doucement
Sur la pointe du cœur tourner la page
Tout simplement
Choisir un nouveau livre d'images
Tout doucement
Prêt à apprendre à aimer passionnément
Tout simplement
Une autre histoire dans un monde différent

Tout simplement fermé pour cause de sentiments différents
Reviendrait peut-être dans un jour, un mois, un an
Dans son cœur dans sa tête
Si encore il m'attend....
(Bibie - Tout doucement, tout simplement)

20:37 | Commentaires (2) |

29/03/2010

Après-midi

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L'autre jour, alors que l'homme et la femme d'en-bas venaient de se régaler d'une petite siesta plutôt style fiesta - naaan, n'insistez pas, il n'en dévoilera pas le moindre détail, petites coquines va - il était resté encore un petit temps seul au lit. L'amour l'après-midi, l'homme adore. Mais sur ce coup, c'était pas le plus important. Ni le meilleur. En réalité, ce qu'il avait le plus aimé alors qu'il se prélassait encore en solo au pieu, c'était de l'entendre, elle, dans la cuisine. Elle qui se préparait une tasse de café ou de thé ou une autre potion du genre. Elle qui chipotait dans les armoires, qui ouvrait et fermait les tiroirs. C'était le bouillonnement de l'eau dans le percolateur, le "ting" de la petite cuillère sur la porcelaine. Tant de choses simples, courantes, de tous les jours, mais qui pourtant lui avaient donné tout particulièrement chaud au coeur, au mec. Entendre enfin quelqu'un bouger dans l'appart. Une présence. Une vie. Tous ces bruits auxquels, en temps normal, personne ne prête encore attention tellement ils sont ordinaires, mais que l'homme, lui, ne connaît plus depuis longtemps. Et qui lui manquent tant.

13:58 | Commentaires (9) |

27/03/2010

Virginité

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On peut parfaitement avoir fait cent mille fois l'amour et avoir le coeur encore vierge. Sans le savoir. Parce qu'on ne sait pas encore qu'on a toujours pas rencontré le vrai et unique autre. C'est qu'un coeur ne se laisse pas déflorer par un sexe, mais seulement par un autre coeur. A qui il se donnera et s'ouvrira pour la première fois. Ce n'est qu'alors qu'il perdra son innocence et comprendra enfin, dans toute sa plénitude, ce qu'aimer est vraiment. Quant à la virginité du coeur de l'homme, pour qui ça intéresserait encore, il craint ne l'avoir perdue, y a déjà quelques temps... Bien sûr il peut se gourrer, il n'a fait que ça jusqu'à présent, mais, à ce stade, ça l'étonnerait fort...   

17:45 | Commentaires (3) |

26/03/2010

Peurs

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A mesure que naissent et grandissent les sentiments d'affection, d'attachement et finalement d'amour, naissent et grandissent aussi les peurs. Au pluriel. La peur de se lier. La peur d'être quitté. La peur de l'échec. La peur de culpabiliser. La peur que son bonheur à soi ne soit le malheur des autres. De ceux qui n'ont pas été choisis. Qui ont été exclus. Mais n'avons-nous pas tous été un jour choisis, un jour exclus ? L'homme craint que ce ne soit l'ordinaire du destin, ça. En tout cas, la peur reste toujours plus enviable que le désespoir. C'est clair. Car au moins, c'est qu'on a quelque chose, ou quelqu'un, à perdre. Et donc, y a risque : le bonheur est dangereux.  Et il faut une dose de courage pour être, et oser être, heureux. L'homme l'avait presque oublié.

13:00 | Commentaires (5) |

24/03/2010

Frangine

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Hier, l'homme a téléphoné à sa frangine. Sa vraie frangine. Sa soeur. Son unique soeur. Sa grrrraaaannnde soeur. La petite veinarde qui se les roule pour l'instant dans le sud de la France française. Est d'ailleurs tombé à un moment un rien inopiné, l'homme, avec son intrusion téléphonique. Because le ramoneur était justement là, chez elle. Savait pas qu'on appelait ça comme ça, maintenant, un ramoneur... enfin bon... l'homme veut en aucun cas s'immiscer dans la vie privée de sa soeur et donc, sur ce coup, il restera discret et s'abstiendra de tout commentaire à cinq balles... Ceci dit, elle s'était un rien alarmée, là dernièrement, à la lecture de ce que l'homme avait scribouillé l'un ou l'autre soir de noirceur où il était tellement noir à l'intérieur qu'il aurait tout aussi bien pu écrire en lettres noires sur le fond noir de son blog. Sauf évidemment que la lecture n'en aurait pas été facilitée. Ce qui en soit n'aurait pas été une perte immense, d'accord, mais tout de même. Brèfle, elle s'était inquiétée du ton un rien suicidaire du machin. Et donc l'homme clarifie. Meeuuuh non, il est pas suicidaire. Et s'il se suicide, c'est promis, il fera attention. Se pendra pas à une corde mais à un élastique. Se flinguera uniquement avec un pistolet à eau. Ne sautera que de la fenêtre du rez-de-chaussée. Et puis d'ailleurs, l'homme le dit et le redit, voire même, le répète, même si c'est sincère et certifié vrai et conforme, ce qu'il tapote sur ce clavier à la con n'est que le reflet d'un moment. Et comme tout le monde sait, la caractéristique la plus caractéristique d'un moment, c'est qu'il est momentané. Mais bon, touchant quant même, de veiller sur le petit frère. Et m'escuse pour l'inquiétude, hein. 

12:33 | Commentaires (1) |

21/03/2010

Vendredi (suite)

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Décidément, entre la femme d'en bas et l'homme, y a attirance. De plus en plus. Il l'a vue vendredi. Après avoir écrit son post, il a écrit un SMS. A elle, en bas. Et ils se sont vus. Et ont parlé. Beaucoup et bien. Et ça l'a touché, à lui. Au point que hier il lui a acheté des fleurs. Les a déposées devant sa porte. Des années qu'elle n'en avait plus reçues, qu'elle lui a dit. Alors, elle a aimé. Et ils se sont revus. Elle devient de plus en plus femme. Ose toujours plus montrer ses fragilités. Et lui, les siennes. Aaah, c'est qu'au début ils ont joué un poker d'enfer. Un poker avec des sentiments à la place de jetons. Une partie dont tous deux voulaient absolument sortir vainqueurs mais où, au final, il n'y aurait eu que des perdants. Et ça, maintenant, ils ont compris. Juste à temps. Et donc ils jouent de moins en moins. Et moins ils jouent et plus ils prennent de l'importance. Qu'elle lui ait révélé si vite chaque millimètre de son corps bien avant de lui dénuder le moindre coin de son coeur, n'a sûrement pas facilité les choses. Certainement pas chez l'homme. Mais ça aussi, quelque part, ça devait faire partie du jeu. Et ce soir ils se sont encore vus. Mais attention, dans tout ça ni elle ni lui n'ont encore prononcé les mots je t'aime. Ce qui est bien. Car se sont des mots dont la valeur augmente avec le temps. Celui pendant lequel ils sont tus.

23:00 | Commentaires (5) |

19/03/2010

Vendredi

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Un reportage en live et en direct sur la vie passionnante et passionnée de l'homme, en ce vendredi soir, 19 mars 2010. Alors voila. L'homme s'est d'abord taillé de son boulot en début de soirée pour se rendre à une réception d'une marque connue d'automobiles, dont il ne divulguera à aucun prix le nom, car sinon il va encore se faire traiter de déprimé de luxe, de luxueux du spleen et autres trucs à la con du même genre. Et entre deux zakouskis, dans la tête de l'homme, est né comme un refrain qui marmonne : on a vécu, on ne vit plus, on est foutu, n'y pensons plus. Après, comme il avait comme un creux, il s'est tapé un resto. A la table à sa gauche un jeune couple d'ahuris amoureux, à sa droite deux greluches de l'une ou l'autre dernière année de l'un ou l'autre collège du coin, en face deux frangines plutôt mûres, de sortie entre copines, probablement larguées par leur mec ou en bonne voie de l'être. Et dans la tête de l'homme, toujours ce refrain qui chantonne : on a vécu, on ne vit plus, on est foutu, n'y pensons plus. Et puis, l'homme a repris sa caisse, l'autoroute et le chemin dans le sens de la direction de son appart, avec dans sa tête, toujours ce refrain qui résonne : on a vécu, on ne vit plus, on est foutu, n'y pensons plus. Et maintenant, ben maintenant l'homme sait pas. Y a des options. Y a le bistrot du coin pour un coup de vodka. Y a la femme d'en bas pour un coup de pinard, y a son frigo pour un coup de cervoise, y a son pieu pour un coup de sommeil. L'homme sait pas trop. Comme il ne sait pas trop non plus comment se défaire de ce refrain qui déconne dans sa tête : on a vécu, on ne vit plus, on est foutu, n'y pensons plus.    

21:50 | Commentaires (17) |