27/02/2010

Resto

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Quoi ? Ben non, l'homme n'a pas des masses à scribouiller aujourd'hui. Ce soir il se tape un resto avec la femme d'en-bas. Et pour le reste, ben, le calme plat. Pas la joie, mais pas la déprime non plus. Plutôt genre indifférence. Comme un blanc à l'intérieur. Un coup d'huile sur les vagues. Du froid sous la cendre. Ce qui arrive, arrive. Ce qui n'arrive pas, n'arrive pas... Bon, là j'arrête. D'ailleurs, c'est l'heure. Deux volées d'escaliers plus bas, y a la petite frangine qui l'attend. Avec impatience, évidemment. Une fois qu'on a rencontré l'homme, ben, on peut plus s'en passer... Le problème c'est qu'une fois qu'on le connaît, ben, on fait tout pour le remplacer... Faudrait quand même que l'homme, un jour, finisse par découvrir le pourquoi du comment...   

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25/02/2010

Ex

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Alors c'est l'ex de l'homme qui lui téléphone pour dire que son frangin (à elle) a eu l'idée soudaine d'organiser une bouffe dimanche et demande à l'homme si ça l'arrange. Et l'homme de répondre que, ben non, ça l'arrange pas. Que désolé, mais que ce sera sans lui. Because il a d'autres trucs sur le feu. Que la vie continue. Qu'il n'y a pas qu'elle (son ex) sur la terre. D'autant plus qu'il n'a pas du tout envie de finir ses jours tout seul comme un con. Stupéfaction chez l'ex. Quoi, l'homme a une vie sans elle ? Ben ouais. M'escuse. Lui qui dit qu'avant ça marchait pas because il l'avait choisie elle, au singulier, et pas elles, au pluriel. A savoir elle et sa fille (30 ans et encore toujours chez sa môman...). Qu'un couple c'est deux et pas trois. Que les mêmes causes ayant les mêmes effets, ce qui n'a pas marché avant, ben, ne marchera pas après. Pas maintenant. Pas demain. Jamais. Son ex qui dit que l'homme doit pas prendre n'importe quoi, dans le seul but de ne pas rester seul. Malin, ça. Comme si ça, le mec ne le savait pas encore. Que trouver quelqu'un comme elle, ben, ce sera pas facile. Un rien prétentieux, non ? Qu'après toutes ces années, elle avait le droit de savoir. Non mais, gonflée en plus. Bref, elle a comme une tendance à prendre le mec pour un morceau de barbaque qu'on fout au congélateur et qu'on sort en cas de besoin. Ben, sur ce coup, le surgelé se rebiffe.

PS : Entretemps l'homme l'a revue. Elle a fait comme si rien ne s'était passé, comme si rien n'avait été dit. Alors l'homme, ben, il comprend plus... Comprend plus rien à rien, le mec... 

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24/02/2010

Wouaw

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Avec la femme d'en-bas, tout va bien, merci. Elle et l'homme vivent une sorte de relation indéfinissable. Mi-figue, mi-raisin. Mi-fesse, mi-voisin (aaah elle est pas mal, celle-là... Décidément, l'homme me surprendra toujours...). Deux pingouins sur une banquise, comme le disait si bien Max-Louis, dans un de ses commentaires. Et donc c'est certainement pas la passion dévorante, du style qui arrache et décoiffe. Et donc (bis), l'homme reste un rien sur sa faim. Because l'homme sait parfaitement ce qu'il cherche. Et ce qui lui manque. C'est cette femme unique, cette femme tout, cette femme définitive et totale, cette femme wouaaaw, et je dirais même plus, cette femme WOUAAAW, qui le remplisse à ras bords et même le déborde de partout, qui lui embrase sa vie, ses nuits et ses jours, qu'il aimerait d'amour, avec qui il aimerait rire et pleurer, avec qui il aimerait aimer, avec qui il aimerait vieillir. Et attention, sur ce coup, il fait pas dans l'utopique, hein. Pas du tout. Il sait pertinemment bien que ce genre de femme existe. Il en a déjà connues dans sa vie. Pas des masses, d'accord, mais tout de même. Deux, pour être précis. Et ça, ça facilite pas les choses. Parce qu'il a de quoi comparer. Et donc (ter), à moins, il sera pas content. Et continuera à se plaindre, à râler, à grogner. Même si ça plaît pas à tout le monde. Même si ça tape sur le système d'aucuns. Même si ça tape sur le système de chacun. D'ailleurs il s'en fout. Il se sent comme il se sent. Il pense ce qu'il pense. Et il est comme il est. Point barre.

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22/02/2010

Présentation

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Cette après-midi, l'homme a fait une présentation d'un nouveau machin de management en réunion des directeurs. Powerpoint, slides, flèches, graphiques, images, bref, la totale. Et il a fait ça comme un chef. Quoi ? Pas modeste, le mec ? Ben non, pas modeste. Quand il est con, il le dit. Quand il est bon, il le dit aussi. Dommage qu'il est plus souvent con que bon, mais ça c'est une autre histoire. Tout ça pour dire, qu'au final, au moment de clôturer son cinéma, il n'a pu s'empêcher de lancer un pétard en disant qu'à ce stade, il serait opportun, il conviendrait, ce serait bien si le management pouvait prendre les décisions stratégiques qui s'imposent si on veut pas prendre le mur dans beaucoup moins longtemps que bientôt, voire même beaucoup plus vite qu'à brève échéance. Et là... là... il s'en est suivi comme un silence. Because chacun a son territoire, sa chasse gardée, son agenda, ses ambitions. Et prendre des décisions dans l'intérêt de l'ensemble de l'organisation ne peut se faire que si ceux qui sont à la tête de chacune de ses composantes lâchent une parcelle de leur intérêt personnel. C'est pourquoi les décideurs, qui coûtent pourtant un pont pour prendre des décisions, ben... ne décident jamais. Ou trop tard.  

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21/02/2010

Retour

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L'homme a relu les mots qu'il a gravé cette nuit sur le virtuel. Alors il rassure. Naaan, il est pas suicidable. Naaan, il est pas jetable sous des roues ferroviaires. Naaan, il est pas balançable à une corde à l'un ou l'autre lustre. D'autant que chez lui y a pas de lustres, mais des spots encastrés dans le faux-plafond. Même si, même si, quelque part, c'est tout de même rassurant de savoir que, quand y a plus d'issue, ben y a toujours une issue de secours, même si elle débouche sur le néant. Mais bon, ça c'est un autre débat. Ceci dit, l'homme supporte de moins en moins ce trou qu'il a là, à la place du coeur. Il aimerait bien qu'un jour ce trou se remplisse. De lumière. De chaleur. De sens. De paix. En attendant, c'est clair, il est temps, grand temps, que l'homme revienne à lui, au lieu de s'évanouir dans des sommeils sans repos, des molécules de bonheur pharmaceutique, des solutions éthyliques qui ne solutionnent rien. Non non, il lui faut revenir à l'essentiel. Se désintoxiquer. Retourner au basique. Au naturel. Au spirituel. A la simplicité. Enfin si quèque part, y a moyen. Mais ça doit être possible. D'autant que ce matin, pour la première fois depuis des mois, il a senti, entre deux nuages, la chaleur cicatrisante du soleil rayonner au travers du velux de sa chambre à coucher.

PS : Le blog est ce qu'il est. Rien de plus et rien de moins. C'est vrai que l'homme y écrit ce qu'il ressent au moment où il le ressent. Mais c'est vrai aussi que ce n'est rien de plus qu'une photo écrite. Qu'un arrêt sur image textuel. Et donc, que c'est pas la vie. Qui, elle, ne s'arrête jamais. Et change sans cesse. Encore heureux, hein.

12:32 | Commentaires (3) |

Plus

Ciel_de_Gaudi

Ouais bon, d'accord, 3 heures du matin c'est pas une heure pour écrire. Mais l'homme n'a plus d'heures. Et plus de jours et plus de nuits. Et plus de semaines et plus de mois. Plus de regrets et plus de projets. Plus d'aller, plus de retour. Plus de va, plus de vient. Plus de trop tard et plus de trop tôt. Plus des masses qui l'intéressent, plus de miss qui l'emballent. Plus de raison et plus de coeur. Plus de noir et plus de blanc. Plus de folies et plus de jeunesse. Etc etc etc. Et blablabla. Et plus envie d'écrire. Juste dormir. Pour, l'espace de quelques heures, ne plus devoir être.

03:07 | Commentaires (3) |

18/02/2010

Inquiétant

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Alors y a cette frangine qui dit à l'homme, y a pas plus longtemps que là tout à l'heure, que son mari est super gentil, qu'il la soigne bien, lui offre des fleurs, des petits cadeaux et tout et tout, mais que... c'est triste à dire... c'est dommage... c'est regrettable... mais... qu'elle en aime un autre. Et qu'elle allait se tailler. Après vingt ans de mariage. Alors là, les mecs, c'est tout de même relativement inquiétant comme histoire. Voire même carrément angoissant. On peut donc tout faire, tout donner, être attentif tout plein, et un beau jour tout aussi bien entendre dire sa nana salut bonsoir mon pote, chouette de t'avoir connu mais je me barre avec un autre. Bon d'accord, l'homme sait aussi que la petite ne lui raconte que ce qu'elle veut bien lui raconter. Sa version. Et donc, qu'il faut voir. Maintenant, l'homme sait que ce genre de truc arrive. Que parfois on a pas le choix. Because la vie choisit pour nous. Ou, plus précisément, le coeur. N'empêche, l'homme se refuse à croire qu'un coeur comblé, pas par des babioles, de la verroterie ou des trucs genre pacotille, mais réellement comblé, par du sentiment, de l'émotion, de la complicité, du partage, aille chercher son bonheur ailleurs. 

21:17 | Commentaires (7) |