16/02/2010

Partir


couv_partir

L'homme s'est tapé 2 (deux) heures de file pour rentrer chez lui. Distance parcourue : 39 km. Alors le mec, il chauffe un rien, là, à l'intérieur, en ce moment précis où il scribouille cette bafouille à la con. Alors le gars, il se taillerait bien. Où ? Il sait pas. En tout cas quèque part loin des villes, des autoroutes et des humains. Habiter quèque part dans les Ardennes. Une bicoque basique. En pierre du pays. Du côté de Rochefort où un truc du genre. Où sur une péniche. Accostée à l'un ou l'autre quai le long de l'une ou l'autre Sambre. Enfin, partir quoi. Changer pour la ennième fois de vie, de paysage, de lumière. De couleurs, d'odeurs, de sensations. Et comme il n'a de racines nulle part, ben c'est simple, il peut se tailler à tout moment. Avec en plus ce luxe inouï, de ne pas devoir abandonner des masses derrière lui. Pas des masses de souvenirs. Pas des masses de liens. Pas des masses d'émotions. Pas des masses de regrets. Et donc, si demain l'envie devait lui prendre de dire salut bonsoir je change de crèmerie, ce serait avec une facilité presque dérisoire. Toute la question est de savoir si ça lui apportera un quelconque armistice. Niveau coeur, âme, esprit et autres machins du même style.  

20:10 | Commentaires (4) |

Commentaires

j'ai une bonne adresse pour toi : le village de Cielle (La Roche en Ardenne)
Pas d'autoroutes, pas de sel sur les petites routes en hiver. Plein de virages da,gereux pour y arriver depuis Marche en Famenne. C'est sur un piton rocheux : quelques maisons en pierres du pays à vendre. Ourthe en contre-bas, pleine nature... C'est très beau... en été (sauv éventuellement odeur des cochons...)
Godelieve

Écrit par : godelieve | 16/02/2010

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... Il y a un moment dans la vie, on se retourne(genre de bilan) est l'on constate avec ravissement ou amertume, ce qu'ont à construit ou pas.
Il y a quelqu'un qui a dit : " Pour marquer ton passage sur terre, écris un livre, plante un arbre et fait un enfant." En vérité, chacun se doit de se consacrer à des éléments essentiels qui fera qu'il n'a pas été qu'un passager fantôme sur cette Terre, avec le regard hagard du dernier souffle d'avoir gâché sa vie ( et parfois celles des autres).

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 16/02/2010

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....tout le monde veut être une "personne", mais personne, c'est personne, n'est-ce pas....

on en revient donc à la vie, qu'elle est tout simplement simple, rien d'héroïque en soit, quoique le programme de Godelieve apportera un peu d'adrénaline à l'homme...

mais je pense aussi que fuir ne sert à rien, puisqu'on emporte toujours dans ses bagages les souvenirs (comprenez cadavres) dont on n'a pas fait le deuil.....

hotels.com, c'est pas mal, des vacances au soleil, je pense que cela fera du bien à l'homme ainsi qu'à nous tous :-)

Écrit par : Sacha | 16/02/2010

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Partir Depuis l'enfance
Je suis toujours en partance
Je vais je vis
Contre le cours de ma vie

Partir Partir
On a toujours
Un bateau dans le cœur
Un avion qui s'envole
Pour ailleurs
Mais on n'est pas à l'heure

Partir Partir
Même loin de quelqu'un
Ou de quelqu'une
Même pas pour aller chercher fortune
Oh partir sans rien dire
Vivre en s'en allant

Et en s'envolant
Et les gens l'argent
Seraient du vent
Mais c'est vrai le temps
Nous prend trop de temps...

Partir Partir
Même loin loin de la région du cœur
N'importe où la peau
Change de couleur
Partir avant qu'on meure

Partir Partir
Comme les trains sont bleus
Quand on y pense
Et les bateaux heureux
Quand on y danse
Oh partir sans rien dire

Mais c'est vrai le temps
Nous prend trop de temps
Et on n'appareille
Pour aucun soleil
Et pendant ce temps
On est vivant...

Partir Partir
On a toujours
Un bateau dans le cœur
Un avion qui s'envole
Pour ailleurs
Mais on n'est pas à l'heure

Partir Partir
Même loin loin de la région du cœur
N'importe où la peau
Change de couleur
Partir avant qu'on meure

Partir Partir
Comme les trains sont bleus
Quand on y pense
Et les bateaux heureux
Quand on y danse
Oh partir sans rien dire (J.Clerc)




Écrit par : isa | 16/02/2010

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