30/01/2010

Onze

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Onze. Onze ans. C'est la différence entre elle et lui. Elle, c'est la femme d'en-bas. Lui, c'est l'homme. Non, je dis ça pour les gugusses et les nanas qui suivraient pas les aventures estraordinaires, eshaltantes et super essitantes du mec. Bon. Continuons. Onze ans de différence, donc. Dans le baba de l'homme évidemment. Et donc, l'autre soir, elle et lui causaient du sujet. Elle qui dit que c'est trop. Qu'elle bossera encore et que, lui, il sera pensionné, retraité... Pensionné, retraité... rien que ces mots lui donnent envie de gerber, au mec. Elle qui dit qu'elle a encore des ambitions. Voudrait bien débouler un jour dans le management supérieur, la frangine. Et elle a raison. Et les capacités. Bref, ils ont discuté sec. Mais vrai. Je ne veux pas te blesser avec tout ça, qu'elle a dit. Tu ne me blesses pas, qu'il a répondu. Ce que tu dis est juste. Pourquoi veux-tu que je sois blessé ? Si la vérité peut blesser, elle blessera toujours moins que le mensonge. Sa franchise, ben, l'homme apprécie. Alors il lui a demandé ce qu'ils étaient, elle et lui, au juste. Close friends, qu'elle a répondu, close friends.       

12:40 | Commentaires (6) |

28/01/2010

Skynet

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Ben c'est quoi cette affaire ! Trois (3) jours que les compteurs de Skynet Blogs sont coincés... trois (3) jours... Si les petzouilles de chez Belgacom, Proximus et autres machins dérivés de la même boîte calculent les factures avec les mêmes informaticiens que chez Skynet, ben, bonjour les dégâts... Aaah des amateurs, l'homme a horreur des amateurs...  Faut toujours bosser avec des pros, dans n'importe quel métier, surtout dans l'informatique... D'accord, c'est plus cher, mais point de vue efficacité et efficience, y a pas mieux. N'avez qu'à regarder l'homme, hein... Ah bon!

Photo : l'équipe informatique de chez Skynet lors de leur dernier team building à Berck-plage. 

09:14 | Commentaires (4) |

26/01/2010

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Alors, et c'est statistiquement prouvé, les coups de cafard, l'homme les prend toujours en pleine bouille pendant les weekends. Marrant ça, hein. A mon avis c'est because parce que le samedi, et surtout le dimanche, il a trop de temps pour réfléchir. A tout. Et en particulier à sa condition humaine inhumaine. Du fait, par exemple, qu'il est périssable. A consommer avant le. Qu'il a une date ultime de conservation. Comme un paquet de barbaque à la con au Delhaize du coin. Ou du fait qu'au final on est toujours tout seul dans sa petite peau. Que, quoi qu'on fasse, dans sa petite peau, ben, y a jamais de la place que pour un et jamais pour deux. Du fait qu'y a tant de choses auxquelles on voudrait y faire mais qu'y a rien à faire. Par contre en semaine, l'homme a beaucoup à faire. Et est toujours tellement full qu'il pas le temps de philosopher. Ainsi hier il a passé l'après-midi dans le burlingue de son boss. Le patron lui a filé plein d'idées sur plein de trucs. Très créatif, qu'il était, le boss. Et donc aujourd'hui l'homme en a eu plein les pattes. D'abord à transformer toute cette créativité en travail. Et ensuite à refiler tout ce travail aux autres. Aaah, le management... c'est pas beau ça ? Non non, l'homme adore son boulot...      

17:23 | Commentaires (1) |

24/01/2010

Fatigue

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L'homme est atteint d'une immense fatigue. L'homme a cent ans. Il gît, là, au fin fond de l'abysse. Immobile. Avec des tonnes et des tonnes d'océan qui lui pèsent dessus. Qui l'ankylosent. Le paralysent. L'oppressent. Alors il bouge pas. Ou peu. Son monde, à peine quelques métres carrés. Car le moindre mouvement lui fait mal. Et la moindre pensée aussi. Pas une qui n'entaille, n'écorche, n'incise. Non non, il faut absolument qu'il cesse d'espérer. Car c'est ça qui l'épuise. Espérer être jeune, beau, intelligent, reconnu, admiré, aimé. Il faut absolument qu'il limite l'espoir à ce qui est espérable. Et ça c'est pas des masses. Mais au moins ça a le mérite de simplifier les choses. N'empêche, dur dur quand même, de revoir sa vie à la baisse. Surtout quand on a une grande gueule et qu'on en veut encore.  

12:54 | Commentaires (3) |

22/01/2010

Synthèse

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L'homme s'est retiré. A cogité. A ruminé. A mis à plat. A mis en perspective. A déduit. A résumé. A conclu. Le résultat est simple. Limpide.

Voila. 

Y a trois femmes dans sa vie. Dans un ordre chronologique, y a d'abord son ex. Ils vivaient à trois. Elle, sa fille de trente ans, et lui. Comme trois c'est trop pour un couple, son ex a fait un choix. Et ce choix, c'était pas l'homme. Il comprend, mais ne pardonne pas. Car son choix a été injuste. Ensuite, y a eu cette femme mariée. Dès l'instant même où il l'a vue, il a su qu'elle deviendrait un amour. Et elle est devenue un amour. Comme trois c'est trop pour un couple, elle a fait un choix. Et ce choix, c'était pas l'homme. Là, il comprend. Et là, il pardonne. Car son choix, s'il a été douloureux, peut-être encore plus pour elle que pour l'homme, au moins il a été juste. Et donc honorable. Et enfin, il y a la femme d'en-bas. Là, en principe, c'est plus facile, puisqu'ils sont deux. Que demander de plus pour un couple, hein? Et pourtant, elle-aussi a fait un choix. Celui de ne pas le choisir, lui, l'homme. Mais peut-être est-ce parce qu'au début, ils ont joué. Alors qu'à présent, les choses évoluent. L'homme doit reconnaître que ces trois jours qu'elle était à Istanbul, ben... elle lui a manqué. Attention, pas des masses, mais tout de même, un peu. Et il le lui a écrit. Et à elle, ça lui a fait plaisir. Et maintenant, entre eux, enfin, le respect s'installe. Et maintenant l'homme se retrouve à nouveau tel qu'il est. Vrai. Intègre. Tout ce qu'il n'était plus et qu'il avait souillé. Non non, son repli n'a pas été vain... Et même plutôt salutaire.

18:20 | Commentaires (4) |

19/01/2010

Repli

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Plus l'homme essaie de comprendre et moins il comprend. Plus il essaie de rêver et moins il rêve. Plus il essaie de vivre et moins il vit. Et ce qui reste de sa vie, il le vit mal. Because il pense mal. Il réfléchit mal. Il raisonne mal. Et il écrit mal. Et donc il va se retirer un moment. Le temps que s'apaise cette espèce de tempête de sable qui depuis des semaines lui obscurcit l'esprit et le jugement. Dans l'espoir qu'une fois le sable retombé, il puisse enfin retrouver ses valeurs, ses normes, ses repères, ses marques. Toutes ces choses auxquelles il était attaché, qui étaient sa fierté, et que sous le joug de la solitude, il avait tendance à renier. A jeter. A piétiner. A commencer par le respect. Et l'indulgence. Surtout, et dans les deux cas, envers les autres. Qu'il soit destructif envers lui-même, ça il s'en fout, c'est son droit. Mais l'homme doit absolument prendre garde à ne pas le devenir avec les autres. Car ça, une fois revenue sa lucidité, il ne se le pardonnerait jamais. Et donc si, l'espace de quelques jours, il n'écrira plus, c'est que l'homme doit se retrouver. Tel qu'il est. Car, quelque part, surtout dans un état de faiblesse morale, l'écriture corrompt. Lorsque les mots prennent le dessus et l'emportent sur l'intégrité.              

17:17 | Commentaires (5) |

18/01/2010

Istanbul

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Ce matin, le femme d'en-bas, est partie pour Istanbul. Séminaires, réunions, présentations, targets, blablabla. Jusque mercredi. Hier soir, l'homme est passé par chez elle. Juste cinq minutes. Le temps de lui dire au revoir. Vite, because elle devait se lever aux aurores et donc tôt au dodo. Dans le hall d'entrée, enlacés, il lui a murmuré à l'oreille dommage que tu n'aies pas besoin de moi. Elle lui a répondu oui je sais, et je ne vais pas avoir besoin de toi plus tard non plus. Il lui a chuchoté, avec un petit rire, au moins t'es honnête, c'est déjà pas mal. Et puis... et puis... un homme, une femme... un lit, des draps... vingt minutes torrides. Juste après, elle lui a soufflé, comme pour s'excuser, ceci... c'était pas voulu. Il lui a dit moi non plus, c'était pas voulu. Au moment de partir, il a encore marmonné je ne te comprends pas, et ça me rend nerveux, mais bon, on va pas commencer une discussion. Elle a rétorqué tu réfléchis trop. Et puis, ils se sont quittés.

PS : Ce matin, à 7 heures, elle lui a envoyé un SMS depuis l'aéroport. Pour lui dire que c'était super bien, le moment qu'ils avaient passé la veille. Vraiment super bien, mais pas fort intelligent. Il lui a écrit que c'était de la pure attirance et que ça ne pouvait à aucun prix être intelligent...           

14:20 | Commentaires (3) |