24/01/2010

Fatigue

courbe1

L'homme est atteint d'une immense fatigue. L'homme a cent ans. Il gît, là, au fin fond de l'abysse. Immobile. Avec des tonnes et des tonnes d'océan qui lui pèsent dessus. Qui l'ankylosent. Le paralysent. L'oppressent. Alors il bouge pas. Ou peu. Son monde, à peine quelques métres carrés. Car le moindre mouvement lui fait mal. Et la moindre pensée aussi. Pas une qui n'entaille, n'écorche, n'incise. Non non, il faut absolument qu'il cesse d'espérer. Car c'est ça qui l'épuise. Espérer être jeune, beau, intelligent, reconnu, admiré, aimé. Il faut absolument qu'il limite l'espoir à ce qui est espérable. Et ça c'est pas des masses. Mais au moins ça a le mérite de simplifier les choses. N'empêche, dur dur quand même, de revoir sa vie à la baisse. Surtout quand on a une grande gueule et qu'on en veut encore.  

12:54 | Commentaires (3) |

Commentaires

... Il faudrait faire attention à ne pas franchir l'irréversible. Un mois de vacances loin de toutes activités systémiques pour se décâbler les neurones en surchauffe. Voire à prendre quelques oligoéléments pour le retaper, l'homme. Faut redresser la barre, diantre !

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 24/01/2010

Répondre à ce commentaire

j'aime bien les commentaires de Max-Louis, de bons conseils et gentillesse en général....
oui! bonne idée, un beau voyage , euh, en Inde par exemple, ou un transsibérien via Moscou/Pékin....ça ressource ça.
gros baisers

Écrit par : isa | 25/01/2010

Répondre à ce commentaire

... Merci Isa :)
Cet après-midi j'ai pensé à l'homme. Entre le diagramme et le texte. L'homme est-il cartésien ? l'Amour va-t-il avec cet aspect du cartésianisme ? Et puis aussi le sous-titre du blog et la citation de Wilde. Ces deux clés sont écrites. Il y a qu'à ouvrir les portes. C'est étrange d'avoir les solutions et ne pas les appliquer.

Max-Louis

Écrit par : Max-Louis | 25/01/2010

Répondre à ce commentaire

Les commentaires sont fermés.