30/11/2009

non retour

Entre un homme et une femme, le point de non retour, le point où ils savent qu'ils finiront amants, c'est à quel moment ? Celui de la première rencontre, du premier regard, du premier resto, du premier baiser, du premier lit ? Ou est-ce qu'en amour il n'y aurait que des points de non retour. Ce qui, en fait, semble la logique même. Quand on rencontre quelque chose et/ou quelqu'un avec qui on se sent bien, ben, la première pulsion est de retrouver cette béatitude. Et la revivre. Le plus souvent possible. Et en mieux, s'y a moyen. Toujours en mieux. En plus intense. En plus profond. Qui renonce à quelque chose qui lui fait du bien, hein? 

17:54 | Commentaires (0) |

29/11/2009

sort

Vaudou

Certaines frangines n'ont peur de rien. Pas des hommes, pas de la bagarre, pas de monter au créneau, pas de payer de leur personne. De rien. Sauf d'un mot. Un mot tout bête mais qui les plonge instantanément dans un indicible effroi. Un son qui déclenche en elle une incontrôlable et irrépressible crise d'angoisse. Comme si le seul fait de l'entendre portait malheur. Comme si le seul fait de le prononcer leur jetait un sort. Genre vaudou. Un vocable pourtant on ne peut plus courant mais que bizarrement elles assimilent d'une manière ou d'une autre à une condamnation à perpétuité, une réclusion à vie. Ce mot atroce, affreux, insupportable c'est... relation. AAAAAHHHH quelle horreur, une relation !!!! Elles sont partantes pour un flirt, pour un one night stand, pour un moment de folie torride et tout ce qu'on veut, mais une relation, là, au secours, aux abris, pas moi pas moi. Tous les jours un mec dans ses pattes, dans son lit, dans sa baignoire, dans son frigo, dans ses armoires, dans son divan, ça, non merci, jamais de la vie, j'ai déjà donné. Un gars full time dans sa bulle, no way, pas question, t'oublie. Alors pour les hommes, ben, ça devient tout de même un rien compliqué, cette affaire.      

20:41 | Commentaires (2) |

28/11/2009

Aïe !

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L'homme a une joue calibre steak Chateaubriand, un bel oeuf tout gonflé en dessous de l'oeil, les intestins en compote because les antibiotiques et l'estomac tout retourné par les anti-inflammatoires. C'est que, dans un de ses rares moments d'héroïsme, il s'est fait arracher une dent à la con et se tape maintenant un abcès 3 étoiles au Michelin et 19/20 au Gault-Millau. Et ça, ça lui fout l'humeur en l'air, ça. Etre limité dans ses possibilités, voire privé de liberté, par un bête truc comme ça... Non mais c'est vrai. Le corps c'est beau, c'est bien, c'est tout ce qu'on veut mais quel ballast ! Mal là, bobo ici, y a toujours quèque chose qui va pas, qui est bouché, qui coince, qui spasme, qui crampe, qui enfle ou retrécit, pousse contre ou obstrue. D'accord, y a plus grave, beaucoup plus grave, que d'avoir une bouille comme un juke-box, mais raison de plus : au lieu d'affubler les hommes d'un corps, les dieux des hommes auraient pu s'épargner la peine et se borner à lui donner un esprit.   

11:25 | Commentaires (5) |

26/11/2009

doigté

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Size do'nt matter, if you have golden hands. Pour ceux/celles qui pigent pas l'italien, l'homme traduit librement : le nombre de centimètres est sans importance, du moment qu'on a le doigté qu'il faut. L'homme connaît les limites intellectuelles de certains h/f, mais tout de même, il suppose qu'il doit pas préciser ici à quoi se rapportent les centimètres en question, hein? Ah bon! Enfin bref, la petite phrase du début sort texto de la bouche d'une frangine qui fait pas dans la dentelle et qui n'en est pas à son premier vol en duo. Alors il est perplexe, le gars. Soit il doit se sentir visé, soit elle cause en général. Dans le premier cas évidemment, ça pourrait un rien l'inquiéter, le mec. Déjà que, comme tous les mecs, il craint qu'un jour ou l'autre le machin à géométrie variable ne descende en vrille, si en plus y a du commentaire sur l'envergure, c'est pas rassurant. D'accord, il pourrait dire que jusqu'à présent il a pas reçu des masses de plaintes sur la mécanique, mais, vu le risque non négligeable de se faire lyncher à nouveau par l'un(e) ou l'autre énucléé(e) de l'humoristique, voire amputé(e) de l'auto-dérision, il s'abstiendra. Dans le second cas, c'est plutôt rassurant, puisque, quoi qu'il arrive, ou n'arrive pas, les paluches, ça fonctionne toujours. Et donc, qu'au final, il peut rien arriver.      

17:43 | Commentaires (3) |

24/11/2009

Technique

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La femme d'en bas, oui c'est ça, celle avec qui il a parlé, qu'il a emmenée au resto, et puis chez lui, et puis dans son lit à lui, avant d'atterrir chez elle et dans son lit à elle, cette femme est une femme d'affaire. Marketing manager, qu'elle est. Ou sales manager. Ou un truc du genre. Dans une grosse multinationale. Une nana qui a explosé le plafond de verre pour se faire une place au soleil, là où les mecs font tout pour justement vous mettre à l'ombre. Bref, une frangine qui a l'habitude de la castagne. De discuter sec. De négocier. Et entre les draps, pareil. Elle vous négocie la choréographie amoureuse comme un pilote de Formule Un négocie un virage. Avec précision. En connaissant exactement la trajectoire à suivre, pour sortir de la courbe exactement là où elle le veut. Non non, très technique, la nana. Du résultat, du bonus, de la valeur ajoutée qu'elle cherche. Comme dans le business. Et dans sa vie privée. Son mari la trompait ? Ben, c'est simple, elle a divorcé. Dans le genre efficacité, pas facile de faire mieux. Même si la grosse ferme qu'ils avaient rénovée, a été vendue. Et aussi les prairies tout autour, avec les ânes dedans. Sûr que, sur ce coup, elle a perdu. Du pognon, du confort, de l'espace. Et ça elle le sait. Mais c'était calculé dans son plan de restructuration. Dans sa délocalisation. Son outplacement. Et quand elle se sent parfois un peu seule et un rien triste, elle se dit qu'au moins elle est là où elle voulait être.

Et l'homme dans tout ça ? Ben l'homme, il découvre. Avec une certaine fascination. Un certain amusement aussi. Disons qu'à défaut de l'aimer - pour ça c'est un rien trop tôt et encore, pour autant qu'il l'aime un jour - ben, elle l'intrigue. Et donc il fait dans l'exploration, le mec. Genre Tintin au Congo. Mais alors juste un étage en dessous.     

17:49 | Commentaires (9) |

22/11/2009

Si

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Si l'homme écrivait qu'en bas de chez lui, habite une femme qui vit seule. S'il vous disait que ces derniers temps, il l'avait rencontrée quelques fois, comme ça, par hasard, dans les escaliers, sur le parking, dans le hall d'entrée. Qu'ils se sont mis à parler. Qu'ils se sont dits que décidément ils devraient faire un petit resto, question de faire connaissance. Qu'après, elle est venue chez lui. Qu'il a été chez elle. Bref, qu'ils se sont retrouvés au lit. Chez lui. Chez elle. S'il vous racontait ça, l'homme, vous le croiriez ? Ou penseriez-vous que, sur ce coup, le gars fait dans l'affabulation, la mythomanie, l'imaginaire, question de se rendre intéressant, d'avoir de quoi remplir son blog à la noix ? D'autant qu'en temps normal il a déjà cette détestable tendance à frimer. Moi, personnellement, je sais pas. A mon avis, vu ces derniers posts un rien cryptiques où, pas fier, il cause désir, dérives et autres machins tortueux, ça m'étonnerait pas. Comme je le connais, ce serait pas impensable qu'il ait de nouveau fait une connerie. D'ailleurs c'est simple, ces derniers temps, il fait plus que ça, des conneries... 

17:37 | Commentaires (5) |

21/11/2009

archétype

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Contrairement à ce qu'on pourrait croire, si certains hommes sont infidèles, s'ils sont du genre monogame sériel en série ou du type collectionneur de jupons, ce n'est pas parce qu'ils aiment les femmes. Ce serait beaucoup trop réducteur. Voire une injure. Non non, c'est parce qu'ils aiment... LA femme. Dans sa totalité idyllique. Le concept de la féminité dans sa plénitude. Sa représentation dans son intégralité. Sa sensualité, sa tendresse, sa beauté, sa volupté. Bref, tout. Et évidemment, comme tous ceux qui sont à la recherche d'un idéal, ils sont d'avance perdus. Et d'avance condamnés à une quête sans issue et sans fin répétée. A cet égard, les don juan sont, quelque part, des don quichotte. En tout cas, tout aussi pathétiques et pitoyables. Mais, à défaut de l'être avec les femmes, au moins ils sont fidèles à leur archétype. A l'impossible étoile de l'Homme de la Mancha, comme chantée par Brel. C'est déjà pas mal. Attention, précision, nuance, ici l'homme cause pas des mecs obsédés par leur zizi, des accros du porno à gogo et autres libidineux adipeux. Because ça c'est des malades. Non non, faut surtout pas confondre les obsédés sexuels avec les obsédés sensuels. Rien à voir l'un avec l'autre, absolument rien.

PS : L'homme a cloqué un petit sondage au sujet de ce sujet, ici en-haut à droite.

13:37 | Commentaires (2) |