30/10/2009

Epicière

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Parfois... parfois... l'homme a tellement besoin de tendresse, de chaleur et de trucs du genre qu'il pourrait dire je t'aime à la première jupe venue. Même s'il l'aime pas. Manipuler, qu'il pourrait, le mec. Jouer. Jouer à séduire. Séduire pour séduire. Et ce serait même pas compliqué. Vraiment pas. Enfin, pas sur le moment même. Après, par contre, côté conscience (si si, l'homme en a une...) il pourrait y avoir comme des dommages collatéraux... Mais soit. Tout ça pour dire qu'il faut pas trop vite tamponner "salaud" sur le front d'un gars qui déjante côté émotionnel. Quand on crève de faim et qu'on vole une pomme chez l'épicière du coin, ben, y a comme une circonstance atténuante, non ? D'accord, c'est pas super moral et c'est même carrément vilain. Mais en fin de compte, l'épicière n'en mourra pas et l'affamé sera apaisé. Que peut-on encore attendre de plus de la vie, hein ?

16:30 | Commentaires (0) |

28/10/2009

mots

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Ce soir, l'homme en a un peu marre des mots. Comme si les mots avaient atteint leurs limites. Et l'écran de son PC aussi. Ce soir, comme tous les soirs, il se sent... pfffff... non, il l'a déjà écrit mille fois... Si ça continue, il va finir par radoter genre vieux con qui tourne en rond... finir par se répéter encore et encore... finir par blablater dans le vide... finir dans le pathétique à cinq balles. Disons que ce soir, il a envie de parler, mais pas contre les murs. Disons que ce soir, il a envie de dormir, mais pas avec deux oreillers pour le prix d'un. Disons que ce soir, il aimerait être ailleurs que là où il est. Disons que n'en disons pas plus. Disons que demain ça ira mieux. Disons que sinon, demain, on se foutera de tout.    

18:53 | Commentaires (2) |

27/10/2009

Pas évident

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Aaah, les nanas sont décidément une source d'inspiration inépuisable. Ainsi cette petite frangine qui, pas plus tard qu'y a pas longtemps, écrivait à l'homme que, because elle vivait en solo, elle était la cible d'un essaim de mecs faussement gentils, prétendument protecteurs et soi-disant respectables, mais en réalité véritablement lubriques et tout à fait à la recherche d'un bon coup. Et donc, pour reprendre ses termes à elle, "beurk beurk". OK, d'accord, l'homme comprend. Et partage son opinion. Maintenant, d'un autre côté, l'homme signale aussi que, pour un mec, c'est pas toujours évident non plus de faire la différence entre avoir envie d'une femme because testostérones en vrac, en folie et à gogo ou la désirer tout simplement parce qu'il l'aime... D'autant plus que s'il peut y avoir désir sans amour, il n'y a pas d'amour sans désir. Tout ça pour dire que, pour un homme, dont le cerveau a déjà une tendance naturelle à prendre la forme d'un pénis, c'est pas toujours facile de faire la part des choses entre la pulsion et le sentiment, le sexe et l'émotion, l'hormonal le plus basique et le je t'aime le plus tendre, susurré à l'oreille de la belle.   

21:14 | Commentaires (2) |

26/10/2009

Chez moi

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Alors, comme ça, supposons qu'on sonnerait. L'homme irait ouvrir la porte. Dans l'encadrement, y aurait une frangine. Aaah, c'est vous, quelle heureuse surprise. Mais entrez, je vous en prie. Et asseyez-vous, mettez-vous à l'aise. Je vous sers quelque chose. Et comme l'homme aime l'amour, et parfois même, aime d'amour, il mettrait un rien de musique. Genre "Chez moi" de Serge Lama :

(...)
Viens, je ne suis pas encore très vieux
J'ai la passion au fond des yeux
Et j'ai besoin d'un coeur tendre à aimer
Oh oui, j'ai besoin de te protéger

J'ai tellement d'amour à te donner

Chez moi, y a des canapés où je bercerai toutes tes poupées
Chez moi, je t'installerai le marché aux fleurs pour te parfumer
Chez moi t'auras des violons pendus au balcon pour te faire danser
Chez moi tu retrouveras tout ce que tu as si peur de quitter
(...)

Viens, j'ai peur que ton coeur prenne froid
J'ai peur qu'un jeune maladroit
Te fasse mal sans le vouloir vraiment
Oh oui, méfie-toi des jeunes amants

Qui ont le coeur coupant comme un diamant

Chez moi, les tigres sont morts, y a un chat qui dort, un chien pas méchant
Chez moi, tu auras le choix entre aimer un roi ou bien un mendiant
Tu vois, mes ongles sont courts, je peux pas griffer même par amour
Chez moi, pour tes insomnies, même en pleine nuit, je ferai grand jour
(...)

Tu vois, tout ce que tu veux, tout ce que tu as, est déjà chez moi

Quoi !? Un peu facile, son truc, à l'homme ? Ben ouais, possible... Mais avouez, avec un voile sur l'abat-jour, ce serait quand même pas mal... 

20:25 | Commentaires (1) |

25/10/2009

indifférence

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Les femmes que l'homme connaît, ressemblent étrangement à celles des tableaux de Paul Delvaux. Figées, impassibles, immobiles. Et surtout, toujours si lointaines, absentes. Aaah elles le trouvent toutes super chouette, le gars. Super sympa, super gentil, super cool et super tout ce qu'on veut, ça c'est sûr. Mais c'est tout. Un intermezzo amusant, qu'il est. Sans plus. Une anecdote plaisante, pour remplir une soirée perdue. Une sorte de spaghetti bolognaise, vachement bon de temps en temps, quand on a un creux, mais qu'on oublie aussitôt. Because c'est deux fois rien, hein, un spag. Pas la peine d'en parler. Frustrant ça. D'autant plus que tous les cons autour de lui, qui se foutent des nanas, en ont, eux, des nanas. Et que lui, qui est peut être le plus con de tous, et qui en plus ne s'en fout pas, ben, il n'en a pas. Alors il pige pas. Doit lui manquer quelque chose. A mon avis, c'est l'indifférence, qui lui fait défaut. Peut être que c'est ça qu'il leur faut, aux frangines. Que quand on les ignore, ben, elles font tout pour être remarquées. Et que, quand on se fout d'elles, ben, elles font tout pour être prises au sérieux. Aaah, sur ce coup, l'homme va y réfléchir... Euh, évidemment, si les gisquettes raisonnent de la même manière vis-à-vis des hommes, il peut y avoir comme un problème.   

15:45 | Commentaires (6) |

24/10/2009

coeur

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Y a tromper avec le corps et tromper avec le coeur. Tromper avec le corps, c'est quand on est avec l'autre, l'espace de quelques instants, de quelques heures. Tromper avec le coeur, c'est toujours. Où qu'on soit. Et quoi qu'on fasse. Même l'amour, quand c'est pas avec l'autre. Mais avant - bien avant - de tromper avec le corps, on a déjà trompé avec le coeur. Et dès cet instant, même si on l'ignore encore, le choix est fait. Et dès cet instant, la suite est inéluctable. Car le corps n'a qu'un seul choix : suivre le coeur.   

16:54 | Commentaires (1) |

22/10/2009

Accompagné

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Aujourd'hui l'homme écrit sur un thème qu'une gisquette lui a soufflé dans l'oreille dans un de ses commentaires. Alors qu'est-ce qu'on dit, hein, l'homme ? Merci Isa. Ah bon. Non non, l'homme est un gentleman mais faut parfois que je le rappelle à l'ordre. Bon. Alors voila. Il s'agit de l'adage qui dit qu'il vaut mieux être seul que mal accompagné. Mal accompagné, il l'a été pendant des années, le gars. Et seul aussi. Et donc, un véritable expert du vécu qu'il est, l'homme. Et pour lui, y a pas photo. Etre seul, c'est beaucoup mieux. Au moins faut pas jouer de comédie. Et dire que ça va quand ça va pas. Et dire qu'on est fatigué quand on est pas fatigué mais qu'on a pas envie de causer. Et dire qu'on se sent pas bien quand on est pas malade. Et comme l'homme est pour la démocratie directe, il demande même votre avis. Allez hop, laissez-vous sonder vite fait, oui là, en haut à droite.      

20:58 | Commentaires (2) |