30/07/2009

vent

vent-rafale

Sais pas ce qui se passe aujourd'hui mais tout le monde est excité que c'est pas possible. Déjà que sur la route l'homme s'est fait dépassé de partout. A gauche, à droite, par au-dessus, par en-dessous. Qu'on lui a collé aux fesses à 150 à l'heure. Qu'en ville y a plein d'ahuris qui, le nez dans les cumulus, se mettent à traverser juste devant ses pneus, tiens, y a des voitures en ville aujourd'hui ? Mais en plus, une fois au burlingue, son boss aussi se démenait déjà dans sa boîte vocale, genre besoin d'une note urgente, à signer dans l'heure, parce que pas que ça à faire, réunion cette après-midi, et je te scie les côtelettes, et je te mets la pression et n'oublie de et je compte sur toi pour et merci et à plus. A mon avis, doit être le vent qui fait ça. Quand l'homme est dans le sud, le mistral lui fout les boules aussi. Il supporte pas ces bourrasques soudaines qu'on prend en pleine poire comme des baffes qu'on voit pas venir. Ouais ouais, ça doit être le vent.

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29/07/2009

inexistence

Pas un souffle de vent

Pas un souffle de vie

Pas une bouffée de lumière

Pas le moindre courant d'air

Une existence inexistante

Figée par le vide

Où rien ne se passe

Et rien ne passe

Même pas le temps

Poème de Charles-Arthur L'Homme, poète maudit entre 19 et 23 h. et glandouilleur en costard de 9 à 17 h. et sur rendez-vous.

19:03 | Commentaires (4) |

28/07/2009

amours

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Alors, il y a les amours impossibles. Et ça, y en a plein les chansons, plein les bibliothèques, plein les films. C'est que ça rapporte. C'est triste et en plus, tout le monde en a connu. Et donc s'y retrouve, quelque part. Mais à côté de ça, y en a d'autres, dont on parle beaucoup moins because pas visibles, because y en a treize dans une douzaine, because on peut les rencontrer à tous les coins de rue. Enfin, façon de parler. Ce sont les amours éclair (naaan, pas ceux avec de la crème pâtissière dedans, je vous cause pas petits gâteaux, moi...). Ce sont les amours flash. Où l'espace d'une seconde on se fait un cinéma. Ce sont ces filles et ces femmes qu'on croise entre deux arrêts dans un train de hasard, qu'on voit déambuler cinq pas sur un trottoir, qui montent deux étages dans le même ascenseur. Il ne se passe strictement rien. Au maximum des regards qui se croisent brièvement ou un échange de banalités genre bonjour et bonsoir. Rien de plus. Juste assez pour que le coeur s'accélère, le temps de quelques battements éphémères. Et puis plus rien. Et puis aussi, quelque part entre les deux, y a encore les amours possibles. Ceux où on se connaît déjà, mais sans se connaître vraiment. Juste assez pour que chacun sorte jusqu'à la lisière de son bois. Et où il suffirait d'un pas. Que toutefois aucun des deux n'ose. Par peur de blesser. Par peur d'être blessé. C'est le genre de presqu'amour qu'on reconnaît à son goût de regret.          

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27/07/2009

sincérité

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Je t'aime et je te promets. Déjà que l'homme était super prudent à les prononcer, ces mots, désormais il le sera encore bien plus. Même s'il a toujours été sincère. Ce qui est la moindre des choses. Car aimer et promettre sont des verbes qui engagent. Bien plus que des papelards de chez le notaire, qu'un acte de mariage de l'état civil ou qu'un contrat entre relations d'affaires. Because il s'agit pas de pognon ici, mais d'émotion. Et s'il est facile de tromper les autres en jouant les faux-monnayeurs ou en traficotant genre faux et usage de faux, il est par contre impossible de se tromper soi-même. On ressent ce qu'on ressent, un point c'est tout. Parce que les sentiments sont la fibre même de notre coeur. Et sont au coeur même de notre fibre (pffff mais qu'est-ce qu'il écrit bien ce mec... non mais c'est vrai, hein...). Et donc si on peut se foutre de tout, de soi, des autres, de la vie, de la mort, voire même du slip de ma soeur, on peut jamais se foutre des sentiments. Ni des siens ni de ceux des autres. Et là, la sincérité, c'est essentiel. Même si elle a une tragique faiblesse, celle d'être liée à un moment. Et qu'un moment, ça change. Alors, avec une même sincérité, on peut en venir à tenir un discours diamétralement opposé. Et passer pour un menteur, un traître, un manipulateur. C'est précisément ce terrible malentendu, ou amalgame, que l'homme craint. D'autant plus que la sincérité, ça peut faire aussi mal que la trahison. Et donc, même si un jour il devait à nouveau aimer, c'est pas dit qu'il le dira encore.    

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25/07/2009

au bout

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Aller jusqu'au bout. Jusqu'au bout de son rêve ou de son cauchemar, au bout de son plaisir ou de sa souffrance, de sa pureté ou de sa déchéance. Peu importe, la montée au ciel ou la descente aux enfers, ce qui compte c'est d'aller jusqu'au bout. Aaah, comme l'homme aimerait aller jusqu'au bout de quelque chose. Quelle qu'elle soit. Et quel qu'en soit le prix. Mais pour ça, il faut oser l'extrême, la démesure, l'excès. Et l'homme craint qu'ici aussi, il ne soit trop ordinaire, trop quelconque, trop moyen. 

23:20 | Commentaires (5) |

24/07/2009

assumer

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Assumer, assumer... il entend plus que ça, l'homme, ces temps-ci. Assumer ses décisions, assumer ses erreurs, assumer ses actes. Mais attention hein, c'est tout à fait juste, faut assumer. Là-dessus y a pas débat (ni d'ébats non plus d'ailleurs... euh... m'escuse hein, n'ai pas pû résister...). Because nous sommes tous responsables de ce que nous faisons. Et aussi, et surtout, de ce que nous ne faisons pas. C'est clair. Et donc ce petit verbe assassin porte toujours en lui comme un sous-entendu de réprimande, un arrière-goût de lâcheté, un relent de fuite, du genre : t'as fait une connerie, ben maintenant faut assumer, mon vieux. Mais sur ce coup, l'homme dit stop. Because faut préciser. Because assumer veut aussi dire accepter. Et donc aussi accepter ses échecs, ses errements, ses fautes. C'est le côté positif, apaisant, rassurant du mot. Et ça, faut pas non plus le perdre de vue. Allez, comme dirait l'autre, courage fuyons.     

12:07 | Commentaires (5) |

22/07/2009

LHC

consulting

Alors voila, grande nouvelle, l'homme vient de lancer sa propre société : L'Homme Consulting (LHC). Z'avez un problème relationnel, émotionnel, existentiel, confidentiel, exponentiel, sexuel ? LHC vous propose ses solutions. Coaching du ras la patate, formations en matière de j'trouve pas de nana, séminaires sur le comment du pourquoi je suis paumé et sais plus où je suis. LHC vous conseillera, vous encadrera, vous guidera, et ceci grâce à la longue expérience personnelle et aux connaissances multidisciplinaires approfondies de son CEO, general manager, managing director et seul employé, à savoir l'homme himself. Non non, avec le vécu qu'il s'est tapé, et qu'il se tape d'ailleurs encore tous les jours, croyez-moi, z'êtes entre de bonnes mains. Wouaaaah hahaha sur ce coup, l'homme se marre. Ou peut-être qu'il se marre pas.

22:08 | Commentaires (5) |