30/04/2009

initiative

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Aaah décidément, l'homme est encore de l'ancienne école. Ainsi au resto, supporte pas que la frangine douille pour l'addition, le mec. Même pas pour la moitié. Au shopping du coin, il est le premier à lui proposer de coltiner ses sacs, à la madame. Et tient toujours la porte ouverte pour laisser passer la nana devant, le gars. De la toute belle éducation, ça. De la galanterie comme on en fait plus, ça. Avec dans la tête toujours cette image des gisquettes un rien timides, un rien effarouchées, voire même un rien rougissantes, comme ça, à l'occasion. Ben, les temps ont méchamment changés. L'homme avait perdu le fil, après toutes ces années. Mais à présent qu'il est de nouveau dans la course, plutôt surpris qu'il est. C'est qu'elles prennent drôlement l'initiative, de nos jours, les petites femmes. Z'avez plus le temps de leur envoyer un patin un peu appuyé où elles prennent les devants. Et vous prennent même carrément le devant. Vous font sans crier gare le coup de la main basse, question de vous peser vite fait les kiwis et en palper l'état de fraîcheur par la même occasion. Non non, surprenante, cette évolution. Mais pas d'inquiétude, hein. L'homme est estrêment flexible, ouvert au changement et tout à fait prêt à vivre avec son temps, c'est clair...    

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28/04/2009

réception

dresstwins

Alors, l'homme, hier, était à une réception. P'tit coup de rouge, p'tit sandwiche salade de crevettes, p'tit chips salé, p'tit cube de fromage, p'tit discours de son boss, p'tits applaudissements, p'tits remerciements et on revient à la case départ, p'tit coup de rouge etc etc... Et donc comme ça, tout à coup, l'homme entend une espèce de gourdasse lui dire que les mecs sont tous pareils, qu'ils pensent tous qu'ils restent éternellement jeunes (sous entendu, les cons...). Surtout par rapport aux bonnes femmes. A mon avis, la mémé a dû intercepter l'une ou l'autre remarque de l'homme ou d'un de ses potes sur les proéminences anatomiques de l'une ou l'autre gisquette présente sur les lieux. Ou au contraire sur l'absence de ces protubérances morphologiques, c'est possible aussi. Sais plus, moi. Enfin, bref, l'homme s'est esclaffé. Et lui a donné raison, en plus. Parce que c'est vrai ce que la gisquette, un rien millésimée d'ailleurs, racontait. Toutefois, avec le recul, faut nuancer. Non non, les hommes se rendent parfaitement compte qu'ils vieillissent, faut pas croire. Seulement, en certaines occasions, dans certaines situations, ben... ils l'oublient, c'est tout. Disons que la présence de nymphettes dans leurs eaux territoriales, a comme une tendance à les frapper soudainement d'amnésie. Tout à coup, se souviennent plus de leur âge, les mecs. Et s'ils s'en souviennent, ils en oublient la moitié. Une perte de mémoire temporaire, certe, mais incontrôlable. Et par ailleurs tellement délicieuse qu'il faudrait être complètement fou pour vouloir la contrôler.       

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26/04/2009

croisade

jerusalem

L'amour sans liberté est aussi sans issue. Ainsi l'ex de l'homme et sa fille de 30 ans, qui habitent aujourd'hui toujours ensemble et qui sont désespérément dépendantes l'une de l'autre, et donc pas libres, et qui ont fini par étouffer l'homme. Ainsi aussi la femme illicite et secrète, because un rien mariée, engluée à un mec désespérément possessif, geôlier et manipulateur, et donc, même si c'est d'une autre façon, pas libre non plus. Pour son ex, l'homme à mener une lutte de libération qui a duré un quart de siècle, un tiers de sa vie. Et s'il est sorti victorieux de sa croisade, sa Jérusalem, il n'a pas su la tenir bien longtemps et a même fini par devoir l'abandonner. Ou plus exactement, il s'en est fait sortir comme un malpropre. Et donc, pour conquérir définitivement la femme interdite, il devrait à nouveau partir à la guerre, replonger dans la clandestinité, dans les rendez-vous planqués, dans la guerrilla émotionnelle. Seulement, les campagnes précédentes l'ont épuisé, ont rendu son épée bien trop lourde à porter, ont éreinté ses chevaux. Et même si l'homme en avait encore l'envie, il pourrait ne plus en avoir la volonté. Surtout qu'entre temps il a atteint un âge où normalement il devrait enfin connaître la paix et l'apaisement, où les armistices devraient depuis longtemps, et définitivement, être signées. Et puis aussi, la dernière bataille est toujours une bataille de trop. Et un nouveau Waterloo, ben, l'homme n'est pas vraiment tenté.           

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24/04/2009

croûton

7-les-vieux

Je sais je sais, vieillir devient une fixation chez l'homme. Il aime pas, mais alors pas du tout. Mais il ne peut s'empêcher d'y penser. Alors il pensait, comme ça, ce matin, la bouille gonflée par un sommeil houleux, qu'en fait on devient vieux par à-coups. J'esplique. D'abord on se sent vieux un demi-jour par mois, alors que pour le reste on a du tonus, du tonique (pour moi avec un coup de Gin, merci) et du peps à revendre. C'est les moments où soudain on a mal partout, où tout à coup on se rappelle plus directement le nom de l'une ou l'autre gourdasse qu'on côtoie pourtant quotidiennement, où pour une fois on quitte pas son fauteuil de la soirée because trop las. Puis, au fil du temps, on se sent vieux un jour par mois. Puis un sur trois, un sur deux. Puis deux jours en suivant. Puis trois. Et à la fin, ben, tous les jours. Et en plus, comme si ça suffisait pas, on peut dans la phrase parfaitement rayer le mot vieux et pour le même prix le remplacer par le mot moche. Ou mal. Ou con. Bref, le mec l'homme a horreur de ce processus de mes deux, qui lui tasse les vertèbres, lui ratatine sa prestance, lui plisse la tronche, lui ramollit le bide, lui sourd l'oreille et lui compote la cervelle (appréciez en passant l'incroyable audace grammatico-linguistiques qu'une fois de plus l'homme étale devant vos yeux ébahis, admiratifs et de merlan frit). Et dire que la liste n'est même pas exhaustive... Non non, les rides, ça le déride vraiment pas, le gars.     

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23/04/2009

En guerre

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Alors les mecs, ici, faut que l'homme vous prévienne. Il sait pas si c'est avec le premier soleil ou le ciel bleu ou la douceur des températures ou le printemps ou un truc du genre, mais les nanas attaquent sec ces temps-ci. Tu fais pas gaffe, tu restes coller un rien trop au bistrot du coin, tu laisses le zizigouillard un rien trop longtemps en demi-pension et les gisquettes entrent dans la résistance, partent en lutte armée, vous atomisent les certitudes, voire vous foutent carrément une révolution en pleine poire. Non non, l'époque où les ploucs pouvaient dormir à l'aise sur leurs deux oreilles, où les frangines se limitaient au ronchonnement ordinaire, au coup du fait ta bouffe toi-même, ou tout au plus à une fermeture temporaire de leur palais des sports, est définitivement révolue. Alors un conseil, les gars. Jamais, au grand jamais, baisser sa garde. Et donc toujours, mais alors toujours, avoir un bouquet de fleurs à portée de la main, un petit câlin surprise sous l'oreiller ou un petit resto sympa en réserve au cas où. Et surtout allez-y franchement du compliment, hein. Et pas non plus lésiner sur le bisou dans la cou et les machins du genre. Vital ça. Car à moins de ça, y a plus de garantie de conservation sur les produits Manana.               

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21/04/2009

cirque

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Alors hier soir, en zappant, l'homme est tombé sur une interview de Richard Bohringer, vous savez l'écrivain et acteur et chanteur et tout ça. Alors le gars Bohringer il dit comme ça, que si à 20 ans on se fout de la vie, et ben à 60, on a peur de la perdre. Que c'est la raison pour laquelle il a mis un stop à son existence hautement alcoolisée et qu'il s'est mis à soigner l'hépatite C qu'il a chopée because la relation de cause à effet éthylique. Et ben, sur ce coup-là, l'homme n'est pas trop d'accord. Parce que la vie est une femme et, comme toutes les femmes, même si elle est miss univers, elle ne peut offrir que ce qu'elle a. Et donc, c'est pas l'enthousiasme délirant. Voila ce qu'il en pense, l'homme. Qui n'a apparemment pas encore atteint le stade où l'on s'accroche à tout prix au fait de vivre. Peut-être est-ce parce qu'il n'est pas malade. Ou pas assez. Peut-être est-ce parce qu'il n'a pas encore la sagesse. Ou pas assez.

Le fait est que, depuis qu'il est sorti du ventre maternel pour être propulsé dans le cirque des vivants, il n'est pas vraiment impressionné, le mec, ni par le spectacle offert, ni par les artistes sur la piste. Les clowns autour de lui ne le font pas rire, les trapézistes qu'il côtoie restent au ras des pâquerettes et les nombreux dompteurs de fauves qu'il rencontre, ben, ont toutes les peines du monde à se dompter eux-mêmes. Bien sûr qu'au cours du temps il a été ému par quelques belles funambules féminines, mais aucune n'a su balancer vraiment longtemps sur le mince fil de l'amour. Faut dire aussi que l'homme a toujours eu une fâcheuse tendance à secouer un rien la corde raide tendue par Cupidon, avec maintes chutes pour conséquence. Et sans filet, en plus. Mais soit. Et donc l'homme n'a pas vraiment été amusé parce qu'il a vécu jusqu'à présent. Et si sa tête parfois se marre, rien ne dit pour autant que son coeur soit forcément tout aussi hilare.

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19/04/2009

gène

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Certaines âmes portent en elles un gène destructeur. Pour les autres et pour elles-mêmes. Aussi, il est dangereux de s'en approcher. Et encore plus d'en être proche. On peut, à la limite, en devenir ami, voire confident ou confesseur, mais certainement pas plus. Sûrement pas amant et encore moins amoureux. Car ces âmes-là sont fissurées. En morceaux. En éclats. Certains tranchants comme des couteaux. Ces âmes-là sont rocailleuses et ressemblent à des paysages volcaniques et rugueux, où la lave à la fluidité autrefois incandescente et rouge et jaune, est désormais solidifiée et éteinte et noire, avec des aspérités qui éraflent jusqu'au sang. Non, pour aimer, il existe d'autres âmes. D'une pièce, celles-là. Et lisses. Sans questions. Et lumineuses. Sans interrogations. Et claires. Une clarté que l'homme aimerait tellement connaître et pour laquelle il donnerait une fortune.

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