27/02/2009

stop

cure_mieux_etre

A force de vouloir épargner tout le monde, on finit par ne plus être épargné par personne. Non non, sortez pas vos dictionnaires des citations, celle-ci est de l'homme himself. Quand je vous disais qu'il était génial, ce mec... Ah bon ! C'est que dans la vie y a qu'une seule chose qui soit vraiment importante et c'est soi-même. Et quà soi-même, ben, faut y penser. Surtout quand on est bouffé par les autres. Alors, en ces moments-là, y a pas de mal à dire stop, je retire mes billes, j'arrête le moulin et je descends. Question de prendre le temps, comme ça, de temps en temps, de se sentir être, tout simplement être. Quelles que soient les circonstances, quels que soient les tumultes, quels que soient les autres. Etre, du verbe être, dans son sens le plus viscéral. Faire partie de la vie, du présent, du moment. Vivre, quoi. 

14:12 | Commentaires (5) |

25/02/2009

psychologie

psy

Alors l'homme hier soir était en train de cuire ses foies de volaille, achétés la veille au Delhaize, en même temps d'ailleurs que son thermomètre (voir post précédent, merci), au prix on ne peut plus modique de 1,44 € pour 410 gr à consommer avant le 01.03.09, moins cher que ça tu bouffes pas chaud, j'vous l'dis moi, et qui sont non seulement bons mais aussi bons pour la cuisine, vu que ça pète tellement dans tous les sens qu'on est obligé par après de la nettoyer jusqu'au plafond, l'homme a découvert une nouvelle notion en psychologie : le cafard heureux. Pas Proustien ça, comme phrase, hein ? Ah bon ! Alors, le cafard heureux c'est quand la déprime est tellement habituelle qu'elle en devient quelque part normale. Presque réconfortante. Comme quand on se trouve en compagnie d'un ami de vieille date. Et qui fait que sans se sentir vraiment bien, ben, on se sent pas vraiment mal non plus. C'est pas le rêve, mais c'est pas non plus le cauchemard. C'est quelque chose entre les deux. Une sorte d'apaisement, quoi. Ou d'indifférence, ça dépend du point de vue.      

09:21 | Commentaires (1) |

24/02/2009

Pâle

thermo

Ben ouais, l'homme est un rien pâle ces jours-ci. Tousse comme un phoque, une tête comme un tram et les flûtes style flanelle molle, toutes tremblantes. Alors il s'est tapé le Delhaize pour acheter un thermomètre. Attention, pas un bête machin à la con, genre en verre avec dedans du beau mercure rouge tout luisant, non non, un truc tout space, technologique et digital et tout et tout. Même que le bout est flexible et donc peut bouger dans tous les sens. Naaan !? Si ! Et donc il se l'est calé... naaan pas là... sous le bras, après avoir poussé sur le bouton rouge. Alors le machin a fait comme un bip, sur l'écran des tas de trucs ont commencé à clignoter et puis à la fin ça a fait bip de nouveau, et il avait 41°C. A l'ombre, mais tout de même. D'accord il était pâle mais pas à ce point là. S'est donc attaqué au mode d'emploi, le mec. Un papyrus format A3, plié en mille, et scribouillé en quinze langues totalement illisibles tellement que c'est écrit petit. Y a découvert que le bazar avait presqu'autant de fonctions qu'une calculette d'ingénieur. Dont une mémoire avec dessus la dernière température mesurée. Alors, s'y a bien une chose dont l'homme se fout, c'est de sa température d'avant. C'est sa fièvre de maintenant qui l'intéresse, pas celle d'hier. Tout ça pour dire que plus la technologie avance et plus elle complique. Il croyait que c'était fait pour simplifier, le mec. Ben non. Tout va de plus en plus vite mais plus rien n'est simple. Conclusion, tout prend de plus en plus de temps. Résultat, il s'est tellement excité sur le machin qu'à la fin il en est devenu malade, le mec. Mais alors vraiment malade. Et attention, avec de la température et tout hein.

17:55 | Commentaires (2) |

22/02/2009

gourré

perdu

Parfois l'homme a cette impression bizarre que sa vie à lui n'est pas vraiment sa vie à lui. Qu'il ne vit pas ce qu'il vit. Ce sentiment que quelque part il s'est trompé de monde. Que cette terre n'est pas la sienne. Que c'est pas la bonne planète. Qu'il roule dans une mauvaise réalité comme quand on a pris un mauvais train. Le paysage défile, d'accord, mais on ne reconnaît rien, on s'y retrouve pas. On sait qu'on s'est planté mais c'est trop tard, y a plus moyen de descendre. Bref, il existe, mais pas dans la bonne existence. C'est qu'il s'est gourré trop souvent, le mec. De femmes, de vérité, de tout. Et maintenant, ben, il est tout perdu. Et, avec le temps, c'est de moins en moins sûr qu'il se retrouvera un jour.     

17:24 | Commentaires (2) |

20/02/2009

Morphée

femme_qui_dort_copie

Rien n'est plus beau que la femme qui dort. Car bien plus encore que pendant l'amour, la femme qui dort se donne à l'autre. Puisque là, outre son corps, elle lui cède sa volonté, lui livre sa destinée, lui confie sa vie. Parce qu'elle sait que l'autre veille. La protège. La préserve. Sans conditions. Sans réserve. Sans préalable. Non, vraiment, il n'est plus belle reddition que ses paupières closes, plus bel abandon que ses yeux qui se ferment. Et donc, la femme qui dort est sacrée. Quant à l'homme, ben c'est pas difficile, se rappelle même plus la dernière fois qu'il a vu une tite frangine toute assoupie à ses côtés, le mec.

17:04 | Commentaires (3) |

19/02/2009

malheureuses

EKG Flatline

Ben non, à ça il avait pas encore pensé, l'homme : toutes les femmes qu'il a rencontrées dans sa vie, ben il les a rendue malheureuses. Celles qui l'ont quitté, évidemment, sinon elles se seraient pas taillées, et puis celles que lui a quitté. Ah oui, vu sous cet angle, l'homme n'est pas vraiment le prototype du mec porte-bonheur. Alors il a réfléchi (qui est-ce qui se marre là, au fond de la classe ? Ben oui, l'homme a réfléchi, et alors ?). A mon avis, moi qui le fréquente tout de même assez bien, j'ai comme l'impression qu'il attend toujours trop de l'amour. Que c'est pour ça qu'il est quelque part toujours déçu et qu'il tient pas la distance. La banalité de l'amour au quotidien, le gnan-gnan soupirant au jour le jour, les bigoudis entre la cuisine et la télé, enfin tout le poto-poto émo à la petite semaine, pour l'homme, apparemment, selon toute apparence, et même vraisemblablement, ben ça lui suffit pas. Enfin, ça lui suffit, mais pas longtemps. Aussi, le mieux pour lui, serait de se retirer des affaires, question de mettre fin aux dégâts. Mais d'un autre côté, vivre sans passion, c'est pas vraiment vivre non plus.       

18:29 | Commentaires (2) |

18/02/2009

rêve

hopper_450

Alors voila, l'autre nuit l'homme a eu comme un rêve. Un rêve d'homme, si vous voyez le genre. Et donc les frangines sensibles sont priées de passer leur chemin, de cliquer sur la petite croix tout en haut à droite de l'écran ou de retourner à leur site sur comment je me fais une tarte aux pommes sans qu'elle colle sur la plaque du four après 15 minutes à 180°. Alors dans son rêve y a deux scènes. Dans la première l'homme aime longuement le sexe d'une femme avec euh... sa langue. M'escuse, hein, mais il vous avait prévenu. Tour à tour, et dans le désordre, tendrement, fougueusement, lentement, passionnément. De la femme, il ne distingue que la blancheur laiteuse de la peau du ventre et de l'intérieur des cuisses, et le jais luisant du pubis. Dans le seconde scène, il est dehors, dans la ville. Elle est déserte. Les rues sont vides, sans voitures ni passants. Il fait grand soleil, mais il fait frais, comme après un orage de printemps. Il porte un imperméable dont il redresse le col, alors qu'il s'apprête à tourner à gauche dans une rue adjacente, pendant que sur le trottoir d'en face, la femme, celle de la scéne précédente, continue son chemin tout droit. Les deux ne se regardent pas, n'échangent pas un mot, pas un signe. Ce n'est pas nécessaire. Ils s'appréhendent l'un l'autre. Ils se connaissent. Et ça les apaise.    

17:32 | Commentaires (1) |