31/10/2008

vendredi

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Aaah il est chouette le vendredi soir. Tout le monde sort avec tout le monde. Bouffe avec tout le monde. Boit des verres avec tout le monde. Flirte, danse, parle avec tout le monde. Le mec dénommé l'homme, lui, il est avec sa bouille d'ahuri noyé dans le halo bleuâtre de l'écran de son laptop. En train d'écrire n'importe quoi, pour n'importe qui, qu'il connait même pas. Ou qu'il connait comme on connait un mirage. Casser la voix, casser la voix, chante Bruel... L'homme lui, il casse rien...

23:16 | Commentaires (2) |

Bruel

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Alors je vous le dis carrément : l'homme, aujourd'hui, il se sent comme Patrick Bruel dans 'Casser la voix'. Vous voyez ce que je veux dire. Non? Ben z'avez qu'à chercher le machin dans Youtube et vous verrez. Pensez tout de même pas que l'homme va s'enduire les beignets pour aller vous dénicher la vidéo sur Tontube et en plus la descendre sur son post, des fois? Va pas se taper tout le boulot pour que vous, en train de glandouiller bêtement sur votre PC, n'aiez plus que l'infinie bonté de bien vouloir cliquer sur le bazar du bout d'un doigt las (non, pas là le doigt, las le doigt). C'est juste, hein? Non mais quoi encore... Bon. Enfin, comme ça vous savez : si ce soir j'ai pas envie d'rentrer tout seul, si ce soir j'ai pas envie d'rentrer chez moi, si ce soir j'ai pas envie d'fermer ma gueule, si ce soir j'ai envie d'me casser la voix...

 

17:18 | Commentaires (2) |

30/10/2008

solitaire

mec

Alors hier, ben oui, l'homme a eu une journée à la con. Entretiens à répétition avec son boss, le matin et rebelotte l'après-midi. Entre quatre zieux. Instructif, très instructif. Ainsi il a appris ce qu'il pensait déjà, qu'il avait pas que des amis. Que certains petzouilles du conseil de direction voulaient même plus le voir, lui, l'homme. C'est que l'homme n'aime pas les phrases qui veulent rien dire. Qui camouflent. Qui embellissent. Qui dorent la pilule. Et ça, ben... on aime pas trop. Alors on le traite de con. Attention, c'est pas son boss qui dit ça, c'est un autre gugusse. Maintenant, attention. L'homme n'a rien contre le fait qu'on le traite de con. Absolument rien. D'autant plus que lui, il traite les autres de con à tire-larigot. S'en prive pas, le mec. Y va joyeusement. Non, ce qu'il supporte pas c'est que ce sont des mecs qui ne le connaissent absolument pas, avec qui il n'a jamais bossé, pas un jour, pas une heure, qui le traitent de con. Alors ça, ça va pas ça hein. Se faire traiter de con, d'accord, mais en connaissance de cause. Et pas comme ça, gratos. Non non, ça lui a fait mal, comme ça, quelque part, cette gratuité. De plus que le couteau venait d'un mec qu'il appréciait. Et malgré qu'il se répète qu'on est toujours le con de quelqu'un, ben il se sent un rien solitaire, le mec, en cette fin de journée, dans son bureau, avec la nuit qui tombe comme un couperet...    

17:31 | Commentaires (3) |

29/10/2008

pensée

L'homme a eu une journée à la con. Alors il va pas la faire longue et vous balance vite fait une de ses pensées géniales dont il a le secret :

peur

23:06 | Commentaires (2) |

28/10/2008

Peur

peur

Quand l'homme lit tout ce que les petites frangines écrivent, y a ce mot qui revient avec une inquiétante régularité: peur. C'est fou combien d'entre elles ont peur. Peur de cet autre qui les étouffe, de cet autre qui hésite, de cet autre qui ne sait pas ce qu'il veut. Peur de ne pas avoir ce qu'elles espèrent ou de perdre ce qu'elles ont. Peur de ce qu'elles savent déjà et de ce qu'elles ne savent pas encore. Pas confortable ça. Alors la peur, ben, on peut toujours essayer de la fuir. Mais ça sert à rien. Elle finit toujours par vous rattraper. Alors vaut peut-être mieux, au contraire, s'arrêter, et la regarder en face. Ne plus avoir peur de sa peur, quoi. Et oser s'en approcher. Pas directement, évidemment, mais à petits pas, tout doucement. Avec prudence. Comme pour l'apprivoiser. La calmer. C'est que la peur et l'esprit ont en fait la même substance. Si bien que l'esprit est parfaitement capable d'absorber l'onde de choc de la peur, sans en être dévasté pour autant. J'vous esplique. Si vous envoyez un seau d'eau contre un mur, ben ça va gicler de partout que c'est pas beau à voir. Par contre si vous envoyez un seau d'eau dans une baignoire remplie d'eau, ben l'eau de la baignoire va absorber l'eau du seau et la réaction sera nettement moins violente. Tout ce mic-mac pour dire que s'arrêter et regarder sa peur en face, ben, c'est se donner non seulement la possibilité d'y répondre, ce qui déjà n'est pas mal, mais surtout de trouver les bonnes réponses, ce qui est encore mieux. Allez, qu'est-ce qu'on dit au docteur L'Homme? Merci docteur L'Homme. C'est rien les frangines, c'est avec plaisir. 

17:43 | Commentaires (2) |

27/10/2008

Presque rien

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Alors comment ça s'est passé, le rencart de l'homme, dans le parc, avec la nana? Z'aimeriez bien savoir, hein? Et ben j'vous le dis moi: ça reste entre elle et lui. Pas vos oignons. Il va tout de même pas tout vous dire, hein, le mec? Non mais. Question de respect, ça. Allez, bon, puisque vous insistez, voila ce qu'il m'a confié, l'homme. M'a dit texto : il suffisait de presque rien... Comme dans la chanson de Reggiani, que vous connaissez certainement pas, vu l'étendue carnavalesque de votre culture. J'veux dire par là qu'elle ne dépasse sûrement pas la taille d'un confetti, votre culture. Mais bon. Soit. Je reprends ce que le mec m'a dit: il suffisait de presque rien. Le problème c'est que, dans une vie, presque rien, ben... ça peut faire toute une différence. Hélas.   

00:06 | Commentaires (6) |

25/10/2008

Romantique

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OK OK, l'homme sait que sa vie sentimentale vous n'en avez rien à brosser, que vous vous en tapez les trompes et tamponnez les noix, mais il s'en fout, il raconte quant même. Alors voila : l'homme est un mec qui demain a comme un rendez-vous avec une nana. Naaan !? Si !! Et attention, pas un truc ordinaire au bar de l'un ou l'autre troquet, non non, un machin passionnant et tout (et peut-être passionné, mais ça faut encore voir...). Because la rencontre est prévue dans un parc, un très très grand parc, avec château, allées, étangs au pluriel, bois, roseraie et tout et tout, et, dans le parc, il n'ont convenu d'aucun endroit précis (une idée à elle... superbe...). Se rencontreront au détour d'un sentier. Par hasard. Enfin, un hasard avec un petit coup de main. Un hasard assisté, quoi. Romantique, non ? 

Evidemment, c'est la première fois qu'ils se verront. Mais il a vu des images d'elle, et il a aimé. Et il a entendu sa voix. Et il a aimé. Et il a lu ses mots. Et il a aimé. D'accord, c'est pas une garantie de 10 ans pièces et main d'oeuvre incluses, mais c'est un début. Après, c'est comme pour tout : personne ne sait...        

16:11 | Commentaires (5) |