29/09/2008

contrôle

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Grave question aujourd'hui : pourquoi les femmes ne sont-elles toujours pas égales aux hommes? En d'autres mots, pourquoi les hommes freinent-ils encore toujours des quatre fers dès qu'une nana entre dans leurs eaux territoriales, même si à ce jeu, ils sont devenus d'une redoutable subtilité? Et ben, c'est sûrement pas parce qu'ils n'aiment pas les femmes, c'est pas non plus parce qu'ils craignent la concurrence, ni qu'ils soient jaloux ou envieux ou un truc du genre, non, c'est beaucoup plus bête que ça : c'est tout simplement parce qu'ils ont peur. Faut savoir que les hommes sont des obsédés du contrôle. Pour eux, l'ultime horreur, cauchemar, humiliation, est de perdre le contrôle. Et confronté à une femme, le danger est comme qui dirait double. D'abord y a la nana elle-même qui, par définition, est incontrôlable. Et puis y a le mec lui-même. Et sa panique de perdre le contrôle sur sa petite vie bien règlo avec bobonne, les moutards, le chien-chien et le petit jardin avec sa balançoire, sa trampoline et sa piscine gonflable de chez Blokker. Car s'il y a une chose qu'il connaît c'est sa faiblesse face à la fesse (vous admirerez au passage cette splendide rime agrémentée en outre d'une triple alitération tout à fait remarquable. Non non, çui qui a écrit ça est vraiment fort, très très fort...). Et donc le micheton a peur de l'allumage intempestif de sa bougie à éruption spontanée et donc, instinctivement, il écarte le risque de ce qui pourrait lui arriver si d'aventure il écartait autre chose.   

14:40 | Commentaires (2) |

26/09/2008

Evolution

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Attention, ici l'homme va vous étonner. Ce matin, coincé dans comme d'hab dans un de ces bouchons dont Bruxelles a le secret, l'homme s'est mis à réfléchir, si si, en jetant un coup d'oeil sur son rétroviseur. Pas celui de sa caisse, non, mais celui de sa vie (aaah quelle belle écriture, souple, imagée, prenante... non non, ce mec a du talent, c'est indéniable). Et qu'est-ce qu'il observe? Qu'à chaque nouvel amour qu'il a connu et ben... quelque part... il s'est amélioré. En a tiré des leçons. A toujours mieux compris la femme (dans la mesure où y a quelque chose à comprendre aux femmes évidemment...), mieux cerné ce qu'elle attendait de lui (et qu'il ne lui a pas donner, puisqu'à ce moment-là il savait pas encore), ce qui la rendait heureuse ou malheureuse. C'est qu'un homme, ça évolue. Qui est-ce qui se marre là, hein, au fond de la classe. Me croyez pas ou quoi !? Je reprends : un homme ça évolue. Mûrit. Se consolide. Grandit (pas là, non, petites dévergondées va...). Bref, plus il devient vieux, plus il devient bon (avec un B, pas comme dans Brel).

Alors le message de l'homme aux jeunes femmes est limpide : si vous voulez pas perdre votre temps avec une rafale de pignoufs qui n'ont rien compris et qui vous pompent l'air avec leur connerie, essayez donc un mec plus âgé, avec plus de bouteille, plus compréhensif qui, lui, vous comblera sur tous les plans, et même à tous les niveaux, voire sous toutes les coutures, et en plus sous tous les angles et, pourquoi pas, à tous points de vue. Tout à fait, quoi. Toutefois, l'homme ne serait pas l'homme s'il n'éclairait pas également les quelques côtés moins plaisants, par ailleurs tout à fait mineurs et négligeables, de ces mecs qui ont tout pour vous rendre heureuses. C'est qu'ils sont aussi... vieux, gros et moches. Un détail qui, aux yeux de l'homme, ne devrait cependant nullement vous retenir. Hein, qu'est-ce que vous dites...?       

11:35 | Commentaires (1) |

25/09/2008

coaching

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Coaching, coaching, il en a ras les muqueuses, l'homme, de coaching. Ce matin 3 heures de coaching sur la gestion des résistances. En clair, qu'est-ce que je fous avec un mec qui m'envoie bouler sur toute la ligne. Avant le boss tapait un bon coup sur son bureau, faites ce que je vous dis, allez hop exécution, et le mec s'exécutait vite fait. Maintenant faut voir si c'est un problème organisationnel ou relationnel, si vous avez à faire à un schpountz hostile dominant ou hostile soumis, voire amical hostile ou amical soumis, se demander si votre leadership n'est pas trop directif ou trop supportif et autres machins du genre. Et l'après-midi on a remis le couvert avec 3 heures de coaching, cette fois sur l'évaluation des plans opérationnels. Et je te cause missions et je te cause processus et je te cause toujours tu m'intéresses. Le coaching, quand y en a plus, y en a encore. Résultat : le mec, tendu comme le string de Madonna un soir de première, est sorti comme une bombe du garage de son boulot, a plongé à fond la caisse sur la bretelle de l'autoroute et, rageur, a collé le museau de sa cage à 10 cm du pare-choc arrière de chaque casserole qui avait le malheur de se trouver devant lui. Et tout ça pour rentrer dans un appart où... personne ne l'attend. En fait, en ce moment précis, ce qu'il lui faudrait à l'homme, c'est quelqu'un qui le coache sur la manière de gérer l'absence de tendresse et de chaleur qui le glace ce soir.   

21:27 | Commentaires (2) |

24/09/2008

cow-boy

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Fait tout gris. Les premières feuilles meurent et lâchent prise. Le crépuscule tombe toujours plus tôt, se rafraîchit toujours plus... Ce soir l'homme n'a pas fort envie de se bouger les fesses. Passe en mode minimaliste. Et pour la bouffetance, ça signifie la bouffe cow-boy. Alors voila la recette (pas besoin de prendre de quoi écrire, c'est assez simple, même vous devriez être capable de le retenir, c'est dire... m'escuse hein... je plaisante évidemment) : ouvrez une boîte de chili con carne made in Delhaize, envoyez le contenu d'un coup sec au fond d'une casserole à manche, laissez chauffer, servez la casserole susmentionnée sur le pouf devant la télé et, sans passer préalablement par la moindre assiette, propulsez la bouillie miasmique directement de l'inox derrière les gencives au moyen d'une fourchette. Comme un cow-boy qui, le soir venu, vide sa gamelle au-dessus du feu de camp, de là l'expression... D'accord, ça fait un peu austère, vu comme ça. Mais ça l'est déjà nettement moins quand je vous aurai dit que pour accompagner cette frugalité l'homme a joyeusement débouchonné un Saint-Emilion Grand Cru de 2006 de derrière les fagots, et du Delhaize de derrière le coin aussi, question de rester tout de même un minimum classe. Ceci étant dit, l'automne est là. Et l'homme a comme l'impression que quelque part y aura comme intérêt à se serrer les coeurs les uns contre les autres, question de se tenir au chaud.   

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23/09/2008

égalité

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Parmi les machins de management dont l'homme s'occupe y a aussi l'égalité des chances h/f. Si si. Et contrairement à ce que vous pensez (je vous entends vous marrez jusqu'ici...) l'homme est très à cheval sur le traitement équitable des hommes et des femmes. Et même vice-versa. Et pas seulement ça. Faut être juste avec tout le monde, point. Une approche qui ne lui a d'ailleurs pas valu que des amis. Mais bon. Il est comme il est. On aime ou on n'aime pas. En général on n'aime pas. Mais soit.

Et donc hier, lors d'une réunion sur l'égalité entre les sexes, il a été décidé d'organiser un truc de sensibilisation sur... l'homme nouveau. Aaah, le beau thème. A tel point que l'homme s'est entendu dire qu'il trouvait le sujet très intéressant. Et c'est vrai en plus. Même si pour lui c'est simple : dans la mesure où il se farcit la lessive, le nettoyage, la cuisine, se tape la vaisselle et lange bébé, l'homme nouveau n'est en réalité rien d'autre que... la femme ancienne. En fait l'homme nouveau a été créé de toute pièce par la femme nouvelle, qui en a eu marre de toutes ces corvées à la con et qui les lui a refilées en douce, en prenant bien soin - et ça c'est carrément génial de la part des frangines -  de claironner haut et fort et partout comment elles trouvaient ça super et sexy et important chez un mec, à tel point qu'elles n'en voudraient plus d'autres. Ben tiens ! Et les mecs ben... y en a deux sortes. Y a les ahuris qui se laissent rouler les yeux ouverts en croyant vraiment qu'être un homme nouveau c'est cool, top, tendance et tout. C'est le style de patate qui roule des mécaniques en se vantant qu'il sait repasser ses chemises comme personne d'autre. Si si, y en a. Et puis y a l'immense majorité de lucides qui, eux, savent pertinement bien qu'ils n'ont pas vraiment le choix. T'es pas un micheton nouveau, tu trouves plus de nanas, c'est simple.

Mais tout ça, il a pas dit en réunion, l'homme. Non non, professionnel et tout, le gars. Et pas fou en plus.  

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21/09/2008

erreur

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Maintenant, en ce moment même, et même à cet instant précis, l'homme se sent un rien seul. Vachement seul, en fait. Tellement seul qu'il en est mal. D'autant plus mal qu'il se rend compte qu'avec son ex il a commis une erreur monumentale. Pas d'avoir choisi pour elle à l'époque, non, pas du tout, mais d'avoir cru qu'elle, la femme de sa vie, l'amour de sa vie, puisse remplir, à elle toute seule, toute sa vie à lui, de fond en comble, dans sa totalité. Qu'à part elle, il n'aurait besoin de rien ni de personne. Et donc il a plaqué ses copains, largué ses amis, changé de ville, de province, de milieu pour entrer en communauté avec elle comme on entre dans les ordres, en laissant tout derrière soi : elle était son sanctuaire, son lieu saint, son église et donc... Mais il s'est gourré. A présent il sait qu'aucune femme, qu'aucun amour ne peut occuper entièrement tout l'espace et tout le temps d'une existence. Dommage. L'homme aurait tellement voulu qu'il en soit autrement.     

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19/09/2008

hormonal

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Connaissez sûrement tous les cabrioles de ce grand chef flic dont le nom a comme des résonnances de basilique sans pour autant que le mec soit vraiment un saint. Encore un schpountz qui fait dans le management hormonal, par ailleurs un forme très répandue de management, à côté du change management, du risk management, du stress management, du time management et autres trucs du genre. Le parcours de ce type de manager, si on peut encore appreler ça manager, est aussi classique que prévisible. Légalement scotchés et bagués à des bobonnes imbuvables, ils fuient leur matrone conjugale pour se donner à fond la caisse à leur boulot. Du coup ils grimpent dans la hiérarchie. Du coup ils se retrouvent chef. Du coup ils ont du pouvoir. Du coup ils sont courtisés d'une part par une cour peuplée d'envieux peureux mais avec des ambitions et d'autre part par une basse-cour peuplée, elle, de poulettes pas peureuses du tout et avec ambitions aussi, en général directement proportionnelles à leur tour de poitrine. Du coup le petit caporal dûment parachuté vers le haut, largement médaillé, proprement encensé et désespérément enivré attrape un testicule à la place du cerveau sans pour autant qu'un cerveau ne vienne lui remplacer les testicules. Du coup le petit caporal déjante et part en dérive dans ce qu'on ne peut appeler que le management hormonal. L'homme connaît. Lui aussi a déjà pris quelques pelles de toute beauté parce qu'il porte pas de soutien-gorge, merci.      

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