31/07/2008

shopping

man-with-bags

Aaah, l'homme est une lavette. Que dis-je, une nouille. Carrément une loque. Normalement faut faire gaffe quand on dit ça, parce que le mec est du genre susceptible quand on lui scratche l'égo. Et comme il a un égo d'ici à Zanzibar... Mais bon, moi je risque pas trop, on est comme des frères, lui et moi. Alors voila ce qui lui est arrivé, à l'homme. Voila-ti pas qu'il rencontre, par hasard, Oasis, la femme avec qui il aimerait bien faire sa mayonnaise mais avec qui la mayonnaise prend pas (enfin, pas encore, héhéhé...), qui lui dit comme ça, je vais en ville chercher quelques bricoles, tu m'accompagnes? Ici faut que je vous dise que l'homme a horreur de la foule, du lèche-vitrines, des magasins et de tout ce qui ressemble de près ou de loin à du shopping. Et qu'est-ce qu'il s'entend dire, l'invertébré, qu'est-ce qu'il bredouille, la moule, qu'est-ce qu'il balbutie, le mollasson, aaah, excellente idée, qu'il dit, une petite ballade fera du bien, qu'il dit, un peu d'air nous changera de l'airco, qu'il dit. Et donc voila l'homme parti dans le sillage de la belle, comme le premier micheton venu. Maintenant, faut dire aussi que pendant toute la durée de leur escapade, y avait comme une voix à l'intérieur de l'homme qui n'a cessé de se foutre de sa gueule... 

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30/07/2008

honteux

honteux

Alors pas plus tard que ce matin, l'homme va au car-wash et là le mec lui dit, texto, c'est neuf euros tout compris sauf le pourboire. L'homme se marre, lui file un pourliche et lui dit "bien amené". Sur quoi le mec répond, gentiment d'ailleurs, comme pour s'excuser, qu'il gagne juste 50 euros de plus qu'au chomage et que le vingt du mois il ne lui reste plus que 50 euros aussi pour survivre jusqu'à la paie suivante. Alors, l'homme il se marre plus. Il est même indigné. Voire honteux, là, dans sa caisse, peinard et tout, avec son costard à la con. Honteux d'un pays où une moitié de la population travaille pour entretenir l'autre moitié, celle des politiciens fédéraux, régionaux, provinciaux, communaux, ministres, présidents, ministres-présidents, secrétaires d'états, conseillers, députés, sénateurs et j'en passe, tous glandouilleurs, décideurs de ne pas décider, raconteurs de sornettes, défenseurs du moi d'abord. D'accord, tout ça a déjà été dit et répété et écrit plein de fois, mais l'homme s'en fout, l'écoeurement ne se gueule jamais assez.    

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29/07/2008

Conseils

RelationShips

Je sais pas si vous le savez mais y a certains trucs que vous devez savoir. En particulier sur l'homme et ses femmes. Et donc je vous raconte. Alors voila, accrochez-vous, ça décoiffe. La première femme de l'homme s'est taillée pour un autre. Résultat: divorce. Sa deuxième femme, l'homme l'a plaquée pour une autre. Résultat: divorce. Avec cette autre l'homme s'est pas marié mais a vécu ensemble. Résultat: il se sont séparés. Conséquence : on peut dire avec une certitude quasiment certaine que l'homme a pratiquement tout loupé ce qu'il est humainement possible de louper niveau couple. Non non, je dis ça parce que ces derniers temps quelques frangines ont eu cette idée tout à fait hallucinante de lui demander des conseils, à l'homme... Naaan !? Si !  Alors bonne chance. De toute façon tous les mecs sont différents. Et toutes les nanas aussi. Y a pas deux les mêmes. Et donc fatalement y a pas deux couples qui se ressemblent. Et donc pas deux amours qui soient identiques. Ni deux vies qui soient comparables. Et donc l'homme donne un bon conseil : foutez-vous des conseils...        

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28/07/2008

centrifuge

bla bla

L'autre soir c'était la fête chez les voisins de l'homme, un petit couple tout jeune, tout frais, tout mignon. Z'avaient invités un ou deux autres couples, tout jeunes, tout frais, tout mignons (non, l'homme se tape pas un Alzheimer précoce, cette répétition est un effet littéraire tout à fait volontaire, bande d'amateurs...). Alors comme y a pas plus que quelques mètres entre les terrasses, l'homme a bien dû écouter leurs palabres, même sans être indiscret, puisque que vu la proximité, il n'a même pas été obligé de prêter l'oreille (même pas au taux de 4% net par an, ce qui est pourtant pas négligeable. OK OK, c'est faiblard mais c'est aussi lundi hein...). Et donc il en a pris plein les pavillons des frangines qui causaient maxi-cosy, biberons, petites filles et petits garçons, mariage et relationnel fille/mère/grand-mère/belle-mère. Quant aux mecs, ils lui ont chauffé le cérumen à force de pourcents, de taux d'intérêt, d'emprunts, de remboursements, de boulot, d'informatique, de politique ("j'ai l'esprit socialiste, mais j'ai jamais voté socialiste", dira l'un d'eux comme s'il se défendait d'avoir chopé une gomorrhée, comme on dit à Sodome et Gonorrhe. Aaah, décidément l'homme ne recule devant rien, même pas devant un jeux de mot biblique...). Amusant aussi que les filles parlaient entre elles et les mecs entre eux, en parallèle. Et que les filles se marraient, gloussaient et riaient pendant que chez les mecs ça restait sérieux, grave et pas comique du tout. Alors au final, l'homme s'est demandé mais qu'est-ce qui peut bien garder ces michetons et ces bonnes femmes ensemble, bon dieu de bon dieu ! A mon avis ça ne peut-être que le désir. Ou le plaisir. Ou un truc niveau fesse. Parce que tout le reste, pardon hein, mais au lieu d'unir et de réunir, c'est plutôt centrifuge pour le couple.       

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26/07/2008

bouffe

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Ah oui, avant que j'oublie, hier l'homme a été déjeuner avec Oasis, la femme superbement onirique, magique, hypnotique de l'homme. Elle a parfois un petit côté enfant, surprenant, désarmant, style Julia Roberts dans Pretty Woman. Sauf qu'Oasis est blonde et qu'elle fait pas le trottoir. Et que l'homme n'est pas Richard Gere. Je sais, ça vous étonne, mais c'est comme ça, je vous assure. Attention, quand elle cause sérieux, on dirait pas comme ça, mais elle a les pieds solidement plantés dans la vie, la fille. Elle pose les bonnes questions et trouve les mots justes. Que même l'homme, parfois, ne trouve pas. Fort ça, hein!? Faut dire aussi que leur truc n'est pas simple. Oasis et l'homme traînent tous deux une histoire inachevée derrière eux, et personne ne sait comment elles se termineront. D'après l'homme, faut pas trop penser et tout simplement laisser faire le coeur. Lui donner le temps, l'espace et la liberté de trouver son chemin et de s'ancrer à nouveau avec celui ou celle que finalement il choisira. Qui que se soit. Peut-être même quelqu'un que ni elle ni lui ne connaissent aujourd'hui. La vie est tellement imprévisible et, au final, le coeur a toujours raison. Après leur petite bouffe, l'homme s'est senti comme après l'amour, un peu triste. Il aurait bien aimer prolonger, le gars, tellement il se sentait bien. Alors il lui a envoyé un mail. Pour lui dire que c'était super et bla bla bla, et aussi qu'elle ne devait plus lui dire merci, pour quoi que se soit. Que ça le gênait un peu aux entournures. Que quand ils vont prendre un verre ou manger un bout, c'est à lui qu'elle fait plaisir et qu'en fait c'est donc lui qui devrait la remercier... Pas beau ça, hein !?

22:59 | Commentaires (3) |

25/07/2008

mer

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Alors hier l'homme s'est tapé la plage. En zhollande. En zélande pour être plus précis. Des plages pure nature et zéro béton (voir photo + ici à gauche, dans "espaces", à l'endroit exact). Par rapport à la côte chez nous où on se croit dans un home gériatrique de 60 km de services flats sur 15 étages de haut, y a comme une différence. D'abord parce que c'est plein de hollandais, ensuite parce que c'est plein d'allemands et enfin parce que c'est plein de pas de belges. Le mec s'est même baigné. Pas du tout la même chose que dans une piscine style baignoire améliorée avec flotte chlorée et chauffée, c'est moi qui vous le dit. Une fois passée la zone bambins et baudruches, puis la zone froussards OK j'ai encore pied, on se retrouve tout seul, dans l'immensité marine. Avec autour de soi des masses de tonnes de flotte mouvante, montante et descendante comme au gré d'une énorme respiration. Et puis ce goût. Sauvage, salé, brut. Et en sortant, la sensation primaire, animale, ancestrale, de l'air, du soleil et du vent sur la peau mouillée, dégoulinante. Et ensuite, allongé sur le sable, le soleil blanc qui vous fait la vue toute rouge derrière les paupières closes, qui vous réchauffe graduellement le corps et l'âme, qui évapore les perles d'eau à même la peau, et, dans les oreilles, le rythme de l'écume qui défèrle et se retire, exactement comme il y a des millions d'années. Aaah, ça vous retape un homme, ça, c'est clair !  

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23/07/2008

aimer

merci_chocolat

Comme vous le savez sûrement pas, l'homme est un fan de Chabrol. Oui oui, je sais, z'êtes d'une affligeante nullité niveau art, alors je précise, c'est un réalisateur français. Un petzouille qui filme, quoi. OK, vous me suivez ou j'dois aller vous chercher le tricycle de mon petit-fils? Bon. Ce qui est fort chez Chabrol c'est cette retenue dans le drame (très mauvais d'ailleurs de se retenir dans le tram. M'escuse, ça m'a échappé...), se sont ces tensions exacerbées couvant sous la cendre de la discrétion, se sont ces non-dits qui interpellent plus que les paroles et, lorsque dialogue il y a (aah cette merveilleuse inversion littéraire, quel talent...), c'est la finesse des mots. Ainsi cette phrase d'Isabelle Huppert, la femme du pianiste virtuose dans "Merci pour le chocolat" : à la place d'aimer, je dis je t'aime et on me croit. Aaah, plus ravageur qu'une tonne de dynamite ça, non? C'est que ça vous pète comme une grenade dans la boîte crânienne, ça, hein? Parce que c'est vrai, quand un mec ou une frangine vous dit je t'aime, difficile de croire que c'est pas vrai, hein? Et même si la raison, pour toutes sortes de raisons, vous hurle que c'est pas vrai, et ben là encore, difficile pour le coeur de pas tomber dans le panneau. Non non, le faux et usage de faux du verbe aimer devrait être repris au code pénal. C'est clair.       

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