30/04/2008

Just waiting

images

Oasis, l'hypothétique femme à venir dans la vie de l'homme, est seule jusque dimanche soir because sa petiote est tout ce temps chez son papa. Alors sur ce coup-ci, s'il la voit pas souvent, beaucoup, longtemps, fréquemment, à mac et à plusieurs reprises, il lache le morceau, le mec. Insistera plus. Aura compris. C'est que plus on vieillit, moins on fait de concessions. Quant aux sacrifices, on en parle même pas, ils sont carrément exclus. Déjà que la patience n'est pas son point fort... A toujours eu un petit côté enfant gâté, le mec. Et mauvais perdant en plus... j'vous dis pas. Allez, j''espère que tout ce passera bien parce que sinon, il va pas être vraiment comique dans les jours qui viennent... Et si je vous dit qu'aujourd'hui il l'a pas encore vue ni entendue, ça promet... Mais bon, on verra...     

21:45 | Commentaires (8) |

29/04/2008

mails

osthumb-320x320-JE2CON-2007

Si y a une chose qui pompe l'homme ce sont bien ces conneries de mails en chaîne pleins de trucs à la noix sur l'amour et l'amitié et autre guimauve du même genre, qui vous demandent de rouler sur le champ un patin à votre voisin ou de glisser directement votre main dans la culotte de votre voisine et qu'il faut absolument envoyer à tous vos contacts et de préférence dans la minute, sous peine de ramasser dans l'heure une chtouille à la vinaigrette au zigouillard, d'attrapper in no time des burnes de verre ou de choper illico un chou-fleur variolique au trou de balle. Et attention, ça marche du tonnerre hein, ces machins-là. Décidément, le grand Michel Audiard avait raison, un intellectuel assis ira toujours moins loin qu’un con qui marche...

PS : Excusez l'homme pour son vocabulaire quelque peu paillard et sa réaction un rien explosive, mais je sais pas ce qu'il a ces derniers temps, très irritable qu'il est, le mec...

20:15 | Commentaires (5) |

28/04/2008

journée blanche

April_2008_Style_2
Allez, encore un jour sans passion. Un jour sans émotions. Un jour sans raison. Une de ces journées aussi blanches que la page sur laquelle on a rien à écrire. Une feuille sans rien dessus, que d'un geste rageur, on jette en boule dans la poubelle du temps. Sur le calendrier, un carré sans date. Une case qu'on a sauté. Dans la mémoire, quelque part, 24 heures vides. Dans l'histoire, rien. Le soleil s'est levé. Le soir est tombé. Tout est dit. 

20:44 | Commentaires (4) |

27/04/2008

nom di dju

danger mini
 

Hier, rien. Aujourd'hui, rien. Silence radio. Pas de nouvelles d'elle! Ben c'est quoi ça !? Déçu qu'il en est, le mec. Décidément, il pense trop à elle... Il serait tout de même pas en train de tomber bleu, cet ahuri, comme ça, des fois !? Naaannnn! Quoique... cette sensation... quelque part... c'est pas désagréable. Et quelque part, ben, ça lui plaît. Et évidemment, quelque part aussi, ça lui plaît pas. Because bonjour les dégâts. Il se connaît, ça va fuser comme une fusée. Avant qu'il ne le sache, il ne saura plus sans. Lui faudra des tonnes de comprimés d'elle, des injections massives d'elle, des baxters remplis d'elle. De plus en plus et jamais assez. Aah, c'est ça, maintenant je comprends pourquoi ces derniers temps il ne cesse de marmonner nom di dju de nom di dju de nom di dju en tournant en rond dans son appart...

PS : Aujourd'hui les super sympas grande soeur et beauf de l'homme l'ont invité pour une bouffe dans une crèmerie étoilée Michelin. Spécialité: cuisine pelliculaire... non... euh... auriculaire... euh... non... moléculaire c'est ça, moléculaire. Allez, on arrête de déconner: c'était super. Vraiment. Alors le mec il chante tout seul mais en coeur : merci grand'soeur, merci grand'soeur, merciiii... merci mon beauf merci mon beauf merciii... 

20:07 | Commentaires (2) |

26/04/2008

Peinard

sun
Avant, du temps où il crèchait encore chez son ex, au premier rayon solaire venu, tout le voisinage déboulait direction jardins. Conséquence : bonjour les trempolines, les piscines gonflables, les balles, les tondeuses à gazon, les barbaques, les radios à fond la caisse et autres amusements populaires. A chaque coup, le début d'une réaction en chaîne: les gosses s'aboient dessus, les pères aboient sur les gosses, les mères aboient sur les pères et les chiens ben... ils aboient aussi, mais pour eux c'est normal. Et donc, au revoir la paix. Ici, aujourd'hui, sur son mouchoir de terrasse, l'homme est peinard. Aucun bruit humain à détecter, only les zoziaux, au loin un piano et plus loin encore les cloches de l'église du bled. Si ça c'est pas du luxe... Alors l'homme s'en met un couche. Plein la gueule qu'il s'en prend, du soleil. Je sais je sais, c'est très mauvais. Mais il s'en fout. Il préfère claquer bronzé plutôt que mourir blanc comme un mort. D'ailleurs la seule manière de survivre à côté du schpountz en noir avec sa faucille, c'est de se foutre de lui, c'est bien connu.

15:26 | Commentaires (2) |

25/04/2008

moi pas

CIBLE-elle 2

Je t'aime, je t'aime... y a rien de plus facile à dire que 'je t'aime'. Trois mots et deux syllabes, plus simple y a pas. Et pourtant si, y a plus simple. Comme par exemple : 'moi pas'. Deux mots qui, tirés à bout portant, vous allongent illico raide dans la poussière. Vous les prenez en pleine poire, vous ne vous relevez plus, c'est moi qui vous le dit. Si l'amour est un duel, c'est bien le seul où celui qui tire le premier n'est pas certain de sortir gagnant. Même s'il est persuadé d'avoir fait mouche, il peut avoir eu une mouche dans l'oeil et pour le même prix s'être tirer une balle dans le pied. Douloureux, ça. Et puis de quoi on a l'air après, hein !? D'un con, si si, dites-le, d'un con. Parfaitement! Alors faut faire gaffe avec ce genre de truc. Et tourner sept fois sa langue dans la bouche de l'autre avant de moufter quoi que ce soit...            

17:07 | Commentaires (2) |

24/04/2008

Manque

TerreBrulee

Today, l'homme est resté at home. Pas envie, pas la force, pas de raison pour se lever. Sans être malade, avoir mal. Quelque part. En manque. De parfum sur sa veste. De longs cheveux blonds sur les dalles de sa salle de bain. De colliers et de perles dans ses tiroirs. De trucs plissés et de machins en satin dans sa penderie. Alors il se barre du monde et se retire sur ses terres. Brûlées, incultes, inhospitalières. Alors il s'enferme dans ses murs, dans ses murmures, dans ses silences. Et réduit l'univers à sa chambre, les distances à son lit, l'horizon à sa peau. On le trouvera tout recroquevillé, plié en deux sous les coliques de l'âme. Quand ça arrive, y a qu'à attendre que ça passe. Jusqu'à présent, ça passe.

21:01 | Commentaires (2) |