31/03/2008

L'invie

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Ce qui tourmente l'homme n'est pas la vie, ni l'envie de vivre, ni l'envie tout court. Son démon c'est l'invie. Avec "in" privatif. Comme dans in-supportable, in-certitude ou in-stabilité. L'invie c'est cette errance perpétuelle, cette mer de sables mouvants, là, tout autour, cet abysse où il est impossible d'avoir pied. Même une seconde. C'est cet état de flottement, sans appuis pour se reposer, ni rampes pour se retenir, ni poignées pour se tenir debout. C'est cette constante apesanteur où rien, jamais, ne s'arrête ou ne se fixe. Ce sentiment de traverser la vie comme un nuage le ciel, impalpable, toujours changeant de forme, de couleur, de densité, jouet de vents imprévisibles, à chaque instant susceptible de se dissoudre en pluie pour disparaître à jamais.

galets
 

Ce qu'il envie, l'homme, est ce galet sur la plage, au bord de la mer, imperturbable aux marées inlassables qui tour à tour le submergent et se retirent, immuablement enchâssé dans le sable, immobile dans le ressac et impassible à la violence des déferlements.      

14:34 | Commentaires (2) |

30/03/2008

Petite peau

Tous, 

on est tout seul dans notre petite peau.

Elle n'est pas faite pour être à plusieurs.

Seul pendant l'amour,

on est un instant, un

un instant deux,

un instant dieux.

Pour ensuite, redevenir homme

et donc seul.

De là cette tristesse, après. 

Nom de djeu, non seulement il écrit littéraire et tout, maintenant, en bonus, il poètise comme Rimbaire et Baudelaud... Mais où finira son talent, à ce mec !? Sais pas. A mon avis ça doit être infini. Ou juste avant. 

00:45 | Commentaires (2) |

29/03/2008

Nostalgie nouvelle

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Le passé étant un avenir révolu, la nostalgie du futur devient tout à fait imaginable...

08:45 | Commentaires (2) |

28/03/2008

Just wait

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Et la femme oasis dans tout ça? Ben, il l'a encore revue. Et comme toutes les nanas, elle sait pas. Elle et son lover ou ex-lover, elle sait pas encore très bien, ont une relation comme les trains en Wallonie, ça roule, ça roule pas, ça roule, ça roule pas. Et pour le moment, ça roule pas. Alors elle sait pas. D'autant qu'il a deux gosses et que pour la marmaille, elle passe. Et puis sa petite fille à elle, elle l'aime pas trop, le gars. Alors elle sait pas. Et puis le mec bosse dans une banque, et ça, se sont pas les plus comiques en ville. Alors elle sait pas. Et puis il est plutôt genre canapé/fauteuil alors qu'elle étincelle dans tous les sens, plutôt style Duracel. Alors elle sait pas. Mais... mais... il lui envoie des fleurs, ce qui est mignon. Alors... elle sait pas. Bref, tout est possible. Toutes ces hésitations, oui, non, peut-être, ça doit quelque part faire partie du côté imprévisible, incontrôlable, voire hormonal des filles. De leur charme aussi. Ce même charme qui, pour le même prix, peut aussi sérieusement vous brouter les noix. Et donc l'homme retire ses billes. Du moins pour un temps. Car lui, il sait. Il sait que les relations bancales finissent toujours par tomber. Et souvent dans beaucoup moins que pas très longtemps. Alors il attend.

14:27 | Commentaires (2) |

27/03/2008

Phobie à 2

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Aaah, "l'amour est une phobie à deux"... elle est pas mal celle-là, hein? Et en plus, croyez-le ou pas, elle est de l'homme. Si si. Vous admirerez en passant le côté artistique du message. Faut croire que l'homme traverse une phase créative...

PS : Le mot phobie peut tout aussi bien être remplacé par psychose, et ceci sans supplément ni frais de transport.

22:10 | Commentaires (2) |

Petite précision

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Petite précision pour éviter toute maldonne: l'homme ne cherche pas de femme, de maîtresse, de copine, de mère, de soeur, de psychanalyste, de thérapeute, de sexuologue et autres spécialistes en gogue. L'homme écrit parce qu'il doit. Parce que ça lui fait du bien. Parce qu'il aime ça. Et il écrit comme il se sent. Avec ses contradictions et sa connerie. Avec sa mauvaise foi, sa mauvaise tête et sa tête de mule. Mais toujours tel qu'il est. Et il est assez grand, a connu assez de triomphes et de débâcles, pour s'en tirer en solo. Ou se planter en solo, c'est à voir. Rien à essorer de fait ci, fait pas ça. Il aurait de toute façon tendance à faire le contraire. Les leçons, il a jamais été bon en ça. Serait plutôt du genre à suivre ses gonades et les palpitations de ses ventricules au lieu des neurones protoplasmiques de sa raison. Je sais, c'est pas à son avantage, mais c'est comme ça. Et surtout, surtout, il écrit pas pour la compréhension, la sympathie, l'empathie, la compassion, la commisération, les attendrissements et autres synonymes de la page 1311 du Petit Robert de 1969 (à la lettre P de 'pitié') de ce petit monde qu'il ne connaît pas et qui encore moins le connaît lui. Et donc même s'il est mal, pas bien, moche, foutu et ratatiné, encore c'est pas pour être consolé, conforté ou cajolé. Bon, c'est clair. Ceci étant dit et précisé, pour le reste, ben... l'homme vous aime bien.    

07:15 | Commentaires (2) |

26/03/2008

Marre

démolition

Marre. Marre des mails, bouteilles à la mer, appâts douteux, appels sans réponses. Marre de l'ordi allumé pendant des heures dans l'attente d'un hypothétique ping et d'une fenêtre, Trucmuche dit "coucou". Marre de flamber son énergie et son temps pour un monde qui précisément n'en a pas, de temps, et qui, lorsque d'aventure il en a, le passe à remplir de laideur les blancs de sa vie, à mettre du vacarme dans ses silences. Marre d'un univers indécis, secoué de spasmes, épileptique. Ce manque de profondeur, de détermination, de droiture l'épuisent. Ce penchant malsain et facile à tout compliquer. Tellement de frénésie que cela en devient trop. Cette dispersion, cette gabegie, ce gaspillage dans l'inutile, le futile et le mensonge au lieu de se rassembler vers la simplicité, l'essentiel et le vrai. Ici aussi, l'homme tape le mur, il le sait, mais c'est plus fort que lui...    

12:31 | Commentaires (4) |